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Ces jeux qui me pourrissent mon surf...
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July 03 27Adam est arrivé à Paris. Et maintenant ? On se fait un peu chier quand même non ? Adam fut brutalement tiré de sa rêverie par le retentissement des cloches qui tonnaient huit heures du soir. Il se releva brutalement et se cogna le genou dans le banc devant lui. Maugréant, il sortit en claudiquant et bouscula une jeune femme qui entrait à ce moment-là. Il la bouscula involontairement, leurs corps s’entrechoquant, leurs épaules cognant l’une contre l’autre. Il la bouscula, et cet instant dura une éternité. Son parfum envahit ses narines, un mélange fruité, discret et subtil. Et derrière ce parfum, une fraîcheur, un souffle virginal, ses cheveux comme une vague de jais, voletant légèrement, laissant derrière eux une fantasmatique senteur de shampooing, pèche peut-être. Et sa peau, sa peau égrenant à chaque goulée son odeur à elle, cette odeur, l’odeur de la femme-fleur, cette empreinte olfactive unique, cette clef qu’il lui semblait être la réponse à toutes les énigmes de son existence, le but ultime. Il la bouscula, et il lui sembla puer la sueur et la poussière ; et sa peau à elle semblait si parfaite, si douce, un satin soyeux, alors qu’Adam, sa peau à lui, un lin rêche et sans attrait. Il la bouscula et voulut disparaître. Il bredouilla une vague excuse, et elle lui sourit. Elle lui sourit. Bonnes adressesPas mal de gueuletons ces derniers mois avec de plus ou moins bonnes surprises :
La Cantine des Sales Gosses : cuisine originale (la glace au foie gras ! La glace au sésame !) et copieuse, mais le service ! Plus long on y serait encore ! Du coup plaisir terriblement gâché...
Le Teppan Yaki : pour moi un incontournable (et non une personne de petite taille stupide et derviche) du barbecue japonais où tout danse et saute et virevolte, ponctué des blagues et jeux de mots parfois douteux du cuisinier (et surtout pas forcément bien compréhensibles avec son _très_ fort accent), mais à coups sûrs une soirée agradable !
Le Petit Frère : la vraie surprise : bon, copieux (très !), beau, accueil chaleureux, prix plus qu'abordables, bruyant à coups sûrs, mais c'est le charme des petits restaurants...
Le Flam's : Nostalgie : on y allait il y a plus de 10 ans déjà, et rien n'a changé : la pisse d'âne coule à flots, pour éponger (ou faire gonfler ?) les flamkueches pas cuites, on s'empiffre, on gloutonne, on crie, on chante, on rajeunit quoi !
Le Tire-Bouchon : ce n'est pas parce que mon frère y travaille que je ne vais pas critiquer ! Et la critique est la suivante : les portions sont trop, mais trop ENORMES !!!!! Et à ce prix, c'est presque honteux ! De la confiture aux cochons ! Et avec la TVA qui baisse...
Vent d'Ouessant : une petite créperie qui ne paie pas de mine, mais les crèpes y sont bonnes et on n'est pas assourdi par une musique tonitruante... Ah ça non... June 29 Ils sont morts, Michael JacksonFacile à retenir la date : le 30 août 2007, Michael Jackson, éminent spécialiste de la bière et du whisky, rejoignait le Grand Tonneau.
Facile à retenir parce que c'est mon anniversaire !
Sinon, le musicien lui est parti pour sa dernière chorégraphie le 25 juin 2009. Farrah "Drôle de Dame" Fawcett aussi, elle, qui a alimenté les fantasmes de toute une génération ! Et Barry White le 4 juillet 2003. June 24 La Gross ZurprissAgréablement surpris en lisant les traductions des textes de Reise, Reise de Rammstein (et leurs autres textes aussi) : sous leurs dehors d'ostrogoths rugueux, ils ont une réelle âme de poête :
Extrait de Reise, Reise :
Dans les flots aussi, on se bat à l'épée
Là où poisson et chair s'entrelacent et deviennent la mer L'un manie la lance aux armées L'autre la jette dans la mer Ohé, Ohé
Voyage, voyage, marin, voyage Chacun le fait à sa manière L'un enfonce son javelot dans un homme L'autre dans un poisson Livre I - Proies et Chasseurs (3)Deux cadavres découverts exsangues. Un des corps a été identifié : il s'agit d'Henri Payne. Mais qui est-il donc ?
La nuit est déjà bien avancée. Il a fait chaud, très chaud. La pelouse sur le perron fait grise mine ; des touffes sèches parsèment le gazon mal entretenu ; combien de fois avait-il promis de tondre ce foutu parterre ! Mais non, Henri était du genre à tout remettre à demain ; et il le faisait avec une telle désinvolture que tout devenait futile à l’écouter. Magdalena avait passé la journée dans le jardin, à l’ombre du grand parasol, à l’affût du moindre coup de vent ; elle ne portait ce jour-là qu’une robe d’été ample et légère, qui masquait ses formes généreuses et son ventre rond, où se lovait un petit être. Elle aimait être là, sur ce petit carré de verdure, discret et anonyme, à écouter le chant des oiseaux, un chien aboyer au loin, la tondeuse du voisin. Le bruit de la circulation ne parvenait pas jusqu’ici. C’était un havre, son havre, son refuge. Le foyer d’une famille simple et heureuse. Elle lisait un roman déniché dans le garage, là où ils avaient commencé à entasser toutes ces petites choses accumulées lors de leurs deux vies, afin de faire de la place pour une troisième. Une grande chambre qui servait auparavant de salon de lecture, repeinte, décorée de motifs colorés, déjà meublée de tous les accessoires nécessaires au bien-être d’un futur petit Payne. Sa main droite posée négligemment sur la bosse proéminente de son abdomen, souriant à chaque soubresaut, y répondant par une caresse. Henri était rentré plutôt que d’habitude de l’Ambassade de Nouvelle-Zélande, surprenant sa jeune femme en l’aspergeant d’eau tiédie dans le pistolet à eau qui traînait négligemment sur l’établi du garage. Ils étaient rentrés, avaient pris une douche et fait l’amour, peinant comme à chaque fois à trouver la position adéquate ; et riant de leur maladresse. C’est vers vingt-deux heures qu’on avait frappé à la porte. Trois coups brefs mais puissants. |
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