<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet type='text/xsl' href='http://sexblogrock.spaces.live.com/mmm2008-07-24_12.50/rsspretty.aspx?rssquery=en-US;http%3a%2f%2fsexblogrock.spaces.live.com%2fcategory%2fL'Antidote%2ffeed.rss' version='1.0'?><rss version="2.0" xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" xmlns:msn="http://schemas.microsoft.com/msn/spaces/2005/rss" xmlns:live="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" xmlns:dcterms="http://purl.org/dc/terms/" xmlns:cf="http://www.microsoft.com/schemas/rss/core/2005" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Sex, Blog et Rock'n Roll (LOL, MDR, ;), et accessoirement #QPUC): L'Antidote</title><description /><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/?_c11_BlogPart_BlogPart=blogview&amp;_c=BlogPart&amp;partqs=catL'Antidote</link><language>en-US</language><pubDate>Sat, 06 Sep 2008 20:58:09 GMT</pubDate><lastBuildDate>Sat, 06 Sep 2008 20:58:09 GMT</lastBuildDate><generator>Microsoft Spaces v1.1</generator><docs>http://www.rssboard.org/rss-specification</docs><ttl>60</ttl><cf:parentRSS>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/feed.rss</cf:parentRSS><live:type>blogcategory</live:type><live:identity><live:id>-1618521025400157662</live:id><live:alias>sexblogrock</live:alias></live:identity><cf:listinfo><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="typelabel" label="Type" /><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="tag" label="Tag" /><cf:group element="category" label="Category" /><cf:sort element="pubDate" label="Date" data-type="date" default="true" /><cf:sort element="title" label="Title" data-type="string" /><cf:sort ns="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" element="comments" label="Comments" data-type="number" /></cf:listinfo><item><title>- 21 -</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1237.entry</link><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font color="#548dd4"&gt;Epilogue de cette étrange histoire de serial killer...&lt;/font&gt;&lt;/em&gt; 
&lt;hr&gt;

&lt;p&gt;Sur la berge isolée se tenaient trois vieillards ; le dos voûtés, ils observaient les forces de l’ordre qui, de l’autre côté du fleuve, entouraient la scène du crime de la bande bariolée. Demain on lirait dans les journaux que le tueur au lacet courait toujours et que son dernier méfait annonçait le maelström de sa folie. On comptait six morts dont deux par balle.
&lt;p align=justify&gt;Il y aurait un démenti, bien entendu, quand les empreintes du cadavre suspecté du commissaire serait identifié.
&lt;p&gt;Clothos dit :
&lt;p&gt;- Désormais le monde peut craindre. 
&lt;p&gt;Lachésis dit :
&lt;p&gt;- Le monde ? Le monde est perdu.
&lt;p&gt;Atropos cracha par terre. Puis il s’étreignit le cœur et s’affala, sous le regard morne de ses frères.
&lt;p&gt;Vint l’hiver, un hiver particulièrement rigoureux. La ville connut la plus longue vague de froid du siècle, d’après l’organisme national de météorologie. On dénombra plus d’une centaine de sans-logis qui succombèrent aux baiser glacé ; d’autres morts survinrent et auraient pu passer inaperçues, si ce n’est la mutilation qui les caractérisait : les lobes d’oreilles étaient systématiquement découpés.
&lt;p&gt;Un homme entra dans le bar ; il secoua son bonnet couvert de neige, souffla dans ses mains pour les réchauffer et commanda un chocolat chaud. Il s’assit dans un recoin confortable de la salle, prêtant vaguement l’oreille à la musique ambiante.
&lt;p&gt;Il attendit une bonne dizaine de minutes, se brûlant la paume des mains au contact de la tasse fumante, quand entra celui qu’il attendait. Il pouvait avoir la quarantaine bien tassée, le cheveu coupé court, et un tic le faisait cligner de l’œil gauche.
&lt;p&gt;- Bonjour mon père, marmonna le barman. Il versa un baby de bourbon au nouveau venu, qui s’installa non loin de l’étranger.
&lt;p&gt;Il allait attendre.
&lt;p&gt;Puis la sentence serait prononcée.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+-+21+-&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1237.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1237.entry</guid><pubDate>Wed, 09 Jan 2008 11:52:50 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!1237/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1237.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-01-09T11:52:50Z</dcterms:modified></item><item><title>- 20 -</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1189.entry</link><description>&lt;p align=justify&gt;&lt;em&gt;&lt;font color="#548dd4"&gt;Face à face entre l'inspecteur, l'assassin et l'otage victime du syndrome de Stockholm...&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;
&lt;hr&gt;

&lt;p&gt;Il était là, pantelant, le trench-coat maculé de sang et de débris d’os, le regard du meurtrier en série braqué sur lui. La femme s’était rapprochée de son amant dépenaillé, haletant lui aussi, comme s’il avait participé au carnage. Du sang séchait sur ses mains, les rendant poisseuses et rugueuses ; cependant elle le laissa poser sa paume contre son ventre chaud.
&lt;p&gt;- Et maintenant inspecteur ? Qu’allons-nous faire ? Oncle Waltz va-t-il disparaître pour de bon ? Dois-je disparaître à mon tour, maintenant qu’ils sont tous les deux morts ? 
&lt;p&gt;- Tous ne sont pas morts… tous ne sont pas morts. Tes propres démons te rongent, et ton heure viendra. Mais la question est : Seras-tu en paix désormais ? Tu as ta fée, ta princesse, ta lorelei ; j’ai moi, un coupable et plusieurs corps froids. Que faisons-nous ? 
&lt;p&gt;- Mon frère… partons. Partons désormais et à tout jamais. Moissonnons cette terre fertile du pêché ! Vois, elle sourit ! Cette perspective l’enchante. Notre fée ! Elle nous lavera de nos fautes et nous pourrons expier éternellement nos actions ! 
&lt;p&gt;- Oui, mon frère… oui. A tout jamais. 
&lt;p&gt;Le fracas de la détonation retentit comme un coup de fouet sous le pont. Le jeune homme s’écroula, étonné, de la fumée suintant des bords déchirés de son t-shirt brûlé par la balle. 
&lt;p&gt;- Nooon ! Hurla-t-elle. Partagée entre le désir de se jeter toutes griffes dehors sur l’inspecteur et l’étreinte funeste de son aimé, elle restait debout, statique, les bras ballants. Les larmes amères coulèrent de ses yeux délavés. Elle ne bougea pas plus lorsque le canon de l’arme de service pointa le sixième chakra. La douleur fut brève mais intense. Puis la lumière fut. 
&lt;p&gt;Il était désormais seul. Entouré de ses spectres, et une farandole de feuilles rougeoyantes dansait autour de lui. Il jeta son arme dans le fleuve, et se rapprocha de son adversaire – son alter ego – son frère – sa victime. Celui-ci respirait, faiblement, et chaque bouffée l’éloignait des rives de la conscience. Dieu comme ils se ressemblaient ! Déjà au pensionnat, on les confondait. 
&lt;p&gt;Il se déshabilla et prenant à bras le corps et avec la tendresse d’un frère le corps assailli des derniers spasmes, échangea ses vêtements contre ceux du cadavre. 
&lt;p&gt;Puis il traversa le pont. 
&lt;p&gt;Une dernière fois.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+-+20+-&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1189.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1189.entry</guid><pubDate>Wed, 26 Dec 2007 12:41:44 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!1189/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1189.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-12-26T12:41:44Z</dcterms:modified></item><item><title>- 19 -</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1127.entry</link><description>&lt;p align=justify&gt;&lt;em&gt;&lt;font color="#548dd4"&gt;L'inspecteur connait désormais la cache de l'assassin. Il s'y rend en compagnie de la jeune femme et du prêtre qui a commis les atrocités sur les enfants du village du criminel...&lt;/font&gt;&lt;/em&gt; 
&lt;hr&gt;

&lt;p&gt;L’inspecteur sortit de son véhicule et extirpa violemment le prêtre de l’arrière de la voiture ; projeté à terre, ce dernier ne tenta même pas de se relever. La jeune femme ouvrit sa portière mais n’osa pas s’éloigner ; elle avait de plus en plus de mal à respirer, observant la scène comme noyée.
&lt;p align=justify&gt;L’homme aux mains ensanglantées se tourna lentement vers l’inspecteur, et ses yeux se rivèrent sur le vieillard que les lueurs intermittentes des gyrophares faisaient palpiter. L’homme d’église leva lui aussi son regard et on pouvait y lire la peur.
&lt;p&gt;- Vous… Je… Je vous connais… Vous étiez avec oncle Waltz… Que… Qu’avez-vous fait de mon âme ?
&lt;p&gt;Ces mots emplirent l’air sans qu’aucun muscle ne bouge du visage du criminel. Il se rua, vif comme l’éclair, sur le prêtre défroqué, lui arrachant son col romain maculé de tâches suspectes, quand l’inspecteur pointa son revolver sur la tempe du meurtrier en série.
&lt;p&gt;- Il est temps maintenant. Il est temps d’arrêter.
&lt;p&gt;- Arrêter ? Savez-vous qui je suis ? Savez-vous pourquoi ? Que savez-vous de la folie exactement ?
&lt;p&gt;- Je sais. Je sais pour votre oncle. Je sais pour ce salopard, pour ce qu’il vous a fait à vous et aux autres enfants.
&lt;p&gt;- Je suis l’été ! Lourd été caniculaire ! L’été des fauches ! Je récolte les âmes mûres à point ! J’ai libéré la fée des lacs, afin qu’elle apaise les esprits sans repos !
&lt;p&gt;- Et moi je suis le cruel automne qui te supplante. Tout est fini pour toi désormais. Pour lui aussi, sa fuite est terminée, ses heures son comptées.
&lt;p&gt;- Laissez-moi lui soutirer son âme comme il m’a volé la mienne !
&lt;p&gt;- Non. Lui, il est l’hiver froid et sans cœur, un hiver que l’on doit condamner. Moi seul peut le condamner. Car l’automne est justice. L’automne flamboyant et pur.
&lt;p&gt;Ceci dit, l’inspecteur se tourna vers le prêtre, et lui asséna un violent coup de pied dans l’estomac. Un crachat de sang vint s’écraser sur sa chaussure droite. Puis, pris de frénésie, il se mit à lui donner des coups de crosse sur le visage, sous les yeux étonnés et figés du criminel. Des bruits d’os qui se brisent entrecoupaient les gémissements du vieil homme et les &amp;quot; tam ! &amp;quot; mats du métal contre sa face.
&lt;p&gt;Il fallut à l’inspecteur plusieurs minutes pour comprendre que le prêtre était mort.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+-+19+-&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1127.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1127.entry</guid><pubDate>Thu, 29 Nov 2007 12:59:00 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!1127/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1127.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-11-29T12:59:00Z</dcterms:modified></item><item><title>- 18 -</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1099.entry</link><description>&lt;p align=justify&gt;&lt;em&gt;&lt;font color="#548dd4"&gt;L'inspecteur débarque chez lui et la découvre attachée au lit ; elle lui dévoile alors où son amant se cache...&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;
&lt;hr&gt;

&lt;p align=justify&gt;Oh, comme il souffrait ! Comme il souffrait de l’avoir laissée en appât, à la merci d’Oncle Waltz, en sacrifice au dieu des moissons ; et comme il sentait que le sang ne laverait pas l’offense faite à l’amour. Il jeta le couteau dans le fleuve, le regardant coulant alors qu’une flaque rosâtre s’étalait sur l’onde opaque.
&lt;p align=justify&gt;La quinte de toux d’un des sans-logis qui s’abritaient sous le pont le fit se retourner. Il les regarda d’un œil morne, et murmura :
&lt;p&gt;- A quoi bon ? A quoi bon tout cela ? Oncle Waltz me poursuivra, encore et encore. Rien ne le rassasiera, rien ne l’apaisera. 
&lt;p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Machinalement, il tritura la boursouflure qui lui tenait lieu de lobe, et marcha au devant des clochards, évitant les mares de sang. Il s’approcha du plus âgé à qui il avait tranché la gorge, et trempa ses doigts dans la plaie béante. Puis il continua d’écrire sur le mur, traçant son histoire de larmes et de pêché.
&lt;p&gt; 
&lt;p&gt;L’inspecteur laissant son équipe dans la tanière du tueur en série, avait détaché la jeune femme et l’avait fait monté à côté de lui dans son véhicule de service. Elle se retourna lorsqu’un grognement se fit entendre sur la banquette arrière ; un vieil homme adipeux et au visage tuméfié était affalé de tout son long, menottes aux poignets et aux chevilles. Elle se sentait étrangement en dehors du tumulte, alors même que ce &lt;i&gt;loup&lt;/i&gt; – car il était un loup – la traînait vers l’ultime repaire de son amant.
&lt;p align=justify&gt;Ces dernières heures, elle avait sentit l’odeur métallique de l’eau du lac s’insinuer en elle, et ses cheveux humides comme les herbes des hauts fonds collant à ses épaules nues. Observant ses mains aux doigts frêles, elle sembla voir onduler des ridules en surface. Elle mit sa ceinture et resta silencieuse le temps du trajet.
&lt;p&gt; 
&lt;p&gt;Les phares du véhicule le surprirent alors qu’il traçait les dernières heures de son œuvre, COUPABLE écrit en lettres de sang.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+-+18+-&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1099.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1099.entry</guid><pubDate>Mon, 12 Nov 2007 12:30:15 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!1099/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1099.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-11-12T12:30:15Z</dcterms:modified></item><item><title>- 17 -</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!913.entry</link><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font color="#548dd4"&gt;L'inspecteur a trouvé une lettre du tueur le suppliant de l'arrêter. Qui va gagner le combat que ce dernier mène contre Oncle Waltz ?&lt;/font&gt;&lt;/em&gt; 
&lt;hr&gt;

&lt;p&gt;Son réveil fut brutal ; on frappait à la porte, des coups sourds et répétés. Puis vint l’injonction. 
&lt;p&gt;- Police ! Ouvrez ou nous enfonçons la porte ! 
&lt;p&gt;Elle tâta l’oreiller à ses côtés. Le lit était vide, encore humide de leurs ébats. Il était parti. Il était matinal, se plaisant à lui répéter qu’aux aurores, il cuvait son vin et le laissait tranquille. Parfois, la nuit, il gémissait comme un enfant qui fait un cauchemar. Elle s’approchait alors de lui et lui caressait les cheveux, les joues, traçant des mots réconfortants sur son torse. 
&lt;p&gt;Les coups reprirent, plus forts, puis la porte vola en éclats. Elle entendit le carillon de l’entrée fixé au plafond tomber dans un fracas de métal tintant, accompagné de la chute des étagères où il exposait ses bibelots à la poussière – des miniatures en pâte de verre ; et des pas lourds écrasèrent les frêles figurines, ce qui la mit en colère. 
&lt;p&gt;L’éclat d’une lampe torche l’aveugla momentanément. 
&lt;p&gt;- Inspecteur ! On l’a trouvée ! Mademoiselle ? Ne vous inquiétez pas, on va vous détacher. 
&lt;p&gt;Elle hurla lorsque l’uniforme frôla la peau nue de son bras droit, attaché à la tête de lit par un lien de soie – un cadeau de Lui. 
&lt;p&gt;L’inspecteur approcha, dans son imperméable, silhouette taciturne dans l’obscurité de la chambre, seulement soulignée par la lueur furtive des lampes torches. L’un des policiers commençait à déclouer les planches qui masquaient les fenêtres, laissant entrer la lumière polluante du soleil matinal. 
&lt;p&gt;- Où est-il ? Sa question réclamait une réponse. 
&lt;p&gt;- Il est dehors. Il est libre. Il moissonne. Et elle se prit à rire, ne pouvant retenir ces éclats qui la torturaient depuis si longtemps. 
&lt;p&gt;- J’ai un cadeau pour lui. Pouvez-vous le lui donner pour moi ? 
&lt;p&gt;- Qu…Quoi ? Un cadeau ? Elle frissonna lorsque la flamme de sa prunelle la consuma, un bref instant. Sa folie était différente de celle de son ravisseur – son hôte. Plus sauvage, indomptée, tel un rapace assoiffé. Lui, il était le vent dans les roseaux, il était la dune mouvante. L’inspecteur était un tsunami, une invasion de criquets, une avalanche. Et il voulait offrir un cadeau à son amant. 
&lt;p&gt;- Le pont qui jouxte l’Eglise de la Bienheureuse Révélation.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+-+17+-&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!913.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!913.entry</guid><pubDate>Thu, 20 Sep 2007 11:37:53 GMT</pubDate><slash:comments>1</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!913/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!913.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-11-12T12:07:46Z</dcterms:modified></item><item><title>- 15 -</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!746.entry</link><description>&lt;p&gt;Elle l’aimait. C’était certain désormais. La fée lui appartenait. Elle lui avait parlé, enfin, elle lui avait parlé de ses pulsions, de ses égarements. Elle l’avait surpris alors qu’il trempait des sucres d’orge dans une bouteille estampillée d’une étiquette à tête de mort. Elle n’avait pas paru horrifiée, oh non, mais compréhensive, presque contemplative de l’œuvre. Il l’avait accueillie, oh oui, dans son antre, là où il sculptait ces visages qui le hantait, lui avait montré la fée telle qu’il l’avait sculptée, mais lui avait cachée les créatures nées de la glaise et qu’il cachait, effrayé lui même des masques grimaçants de ces monstres. Il soupçonnait un empoisonnement de l’air qui lui polluait les neurones, peu à peu, et peu à peu le corrompait. Mais heureusement, elle était là, sa fée. Ils s’offraient l’un à l’autre, et passaient de longues heures à contempler leurs corps nus ; il lui apprit à faire parler l’argile, et elle fut la première surprise en extrayant de la boue humide un visage torturé. &amp;quot; Mon père &amp;quot;, dit-elle. Puis elle le broya de son poing fermé, des larmes coulant le long de ses joues rougies par l’émotion.
&lt;p&gt;Il lui avait parlé, alors, de sa moisson, de sa mission, de sa quête enfin achevée. Il l’avait trouvée, elle, et elle le sauverait. Et elle l’accompagnerait.
&lt;p&gt;Sa dernière récolte remontait à quelques semaines déjà. Il était sorti avec ses lacets et avait arpenté la nuit durant les bas faubourgs, à la recherche de quelque noctambule errant qui souhaiterait parcourir un bout de chemin avec lui, le temps de… Et pour la première fois, alors que le souffle azuré de la vie quittait le corps secoué de spasmes de sa victime, il se surprit à trembler lui-même, et entendit cette voix, la voix de la fée. &amp;quot; Pourquoi ? &amp;quot; lui demandait-elle. &amp;quot; Pourquoi continuer ? &amp;quot;. Oui, pourquoi ? N’était-il pas comblé ? N’avait-il pas ses réponses ? Mais Oncle Waltz… Oncle Waltz avait hurlé, dans sa tête, si fort qu’il avait l’impression de sentir ses yeux exploser. &amp;quot; Et que feras-tu ? Que seras-tu ? Ne dis pas de sottises ! Tel est ton but ! Ou tu couleras, dans le lac, encore et encore ! &amp;quot;
&lt;p align=justify&gt;Il était rentré chez lui précipitamment, le souffle court, et l’avait surpris alors qu’elle dormait, allongée sur le canapé. Il vit ses mains se tendre vers son cou si pâle, et dut serrer les poings à se planter les ongles dans les paumes pour ne pas la marquer. A tout jamais. Elle avait alors ouvert les paupières, et lui avait souri. Et il avait sombré.
&lt;p&gt;Encore.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+-+15+-&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!746.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!746.entry</guid><pubDate>Tue, 07 Aug 2007 11:43:02 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!746/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!746.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-08-07T11:43:02Z</dcterms:modified></item><item><title>- 14 -</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!566.entry</link><description>&lt;p&gt;Les rais de lumière qui filtraient par les persiennes du bureau traçaient des barreaux sur le visage du vieux prêtre. Son visage tuméfié le rendait grotesque et inquiétant à la fois. L’éclairage des néons lui conférait un aspect jaunâtre malsain.
&lt;p&gt;L’inspecteur descendit son sixième verre de vodka, jetant sur son prisonnier le fond du gobelet ; les restes de glaçon atterrirent sur la chevelure clairsemée de l’homme d’église ; il geignit quand l’alcool lécha ses plaies ouvertes.
&lt;p&gt;- Reprenons depuis le début. Que savez-vous du neveu de ce Waltz ?
&lt;p&gt;- Je vous ai tout dit inspecteur, je ne sais rien de plus !
&lt;p&gt;- Redites-le moi encore. Que je m’en imprègne.
&lt;p&gt;- Il… il a été envoyé en pensionnat au Saint James school for boys du côté de Saint Mary Mead, et sa tante recevait régulièrement des lettres jusqu’à sa quatrième année. Une lettre de la directrice lui est parvenu en plein milieu de cette année-là – c’était l’année de l’éclipse – expliquant à la veuve de Waltz que son neveu avait fugué en compagnie d’un autre camarade ; le corps de ce dernier avait été retrouvé dans une crique, gonflé d’eau. Il été apparemment mort noyé et aurait été déposé par le courant dans cette crique.
&lt;p&gt;- Avez-vous encore ces lettres qu’elle vous avait confiées ?
&lt;p&gt;- J’ai tout gardé… C’est ma malédiction !
&lt;p&gt;- Etait-il au courant de votre liaison avec sa tante ? De vos inavouables agissements ?
&lt;p&gt;- Je… je ne pense pas qu’il savait pour Martha et moi. Et, comme tous les enfants de chœur, il avait subi l’ablation des lobes et du prépuce, ce qui ne devait pas le choquer.
&lt;p&gt;- Pourtant, vous avez soupçonné quelquechose à la mort de Martha…
&lt;p&gt;- Comment avez-vous deviné ? La police avait conclu à un cambriolage qui avait mal tourné, mais j’ai senti que… vous savez, dans son entrée, elle avait mis un crucifix, au dos duquel j’avais gravé nos initiales suivi du in nomine patris, notre relation approuvée par Dieu !
&lt;p&gt;- Votre ménage à trois ? !
&lt;p&gt;- Vous jugez ce que vous ne connaissez pas ! Ce que le corps éprouve endure l’âme et…
&lt;p&gt;- Oh, fermez-là, vous me dégoûtez. Continuez plutôt votre histoire.
&lt;p&gt;- Bref, les initiales avaient été raturées, bien sûr la police ne pouvait pas le savoir, j’avais substitué l’objet pour éviter… la curiosité mal placée. Et les petits feuillets que nous rajoutions à la Sainte Bible, sur lesquels nous écrivions nos propres psaumes, tel celui-ci « …Et la catin de Babylone dit à Jésus : Prends mon corps et goûte à la félicité… » bref, ces feuillets étaient dans l’âtre, à moitié roussi. Il l’avait tué, vous comprenez ? et il voulait me tuer aussi. Me faire du mal. Et il a réussi. Qui a attiré le regard de la Grande Eglise sur notre congrégation ? Ce salaud, ce démon, ce…
&lt;p&gt;Un coup de poing l’envoya à terre, du sang suintant d’entre ses dents pourries.
&lt;p&gt;- Vous allez me servir d’appât. Peut-être le laisserai-je vous dévorer le cœur avant de l’arrêter.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+-+14+-&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!566.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!566.entry</guid><pubDate>Fri, 18 May 2007 12:06:58 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!566/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!566.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-05-18T12:06:58Z</dcterms:modified></item><item><title>- 13 -</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!492.entry</link><description>&lt;p&gt;Le temps s’écoulait telle une rivière paresseuse ; le ravisseur avait dénoué désormais les liens de la jeune fille, déboussolée qu’elle était, perdue dans le microcosme du petit appartement aux murs lambrissés. Il faisait lourd, et parfois un mince filet d’air, une fraîcheur s’immisçait au travers des persiennes qu’il ne relevait plus.
&lt;p&gt;Elle errait, nue, parmi les meubles poussiéreux ; parfois, elle déambulait pour lui, et il la suivait du regard, hypnotisé, nu lui aussi. Mais leur corps n’entrait que rarement en contact. Il l’observait comme on observe un animal sauvage en pleine nature : avec déférence et respect.
&lt;p&gt;Elle tentait parfois de l’attirer à lui, elle désirait l’étreinte brusque et éphémère, tout plutôt que ce silence qui les enveloppait.
&lt;p&gt;Il lui préparait de somptueux repas, il lui racontait quelquefois des histoires, mais jamais il ne parlait de lui. Elle aurait aimé le connaître mieux. Le temps passait, et elle ne se souvenait plus des circonstances qui l’avaient amenée dans cet appartement. Il lui semblait avoir toujours habité ici. Que lui manquait-il ? Elle avait l’amour.
&lt;p&gt;L’homme sortait rarement ; il passait de longues heures enfermé dans son bureau, à rédiger des missives qu’il expédiait les jours où il sortait faire les courses. Il lui écrivit un magnifique poème qui lui gonfla le cœur, et qui commençait par : &lt;i&gt;Ô fée des lacs, amène compagne qui de l’ondée fait naître l’amour…&lt;/i&gt;
&lt;p&gt;Aujourd’hui, il pleuvait.
&lt;p&gt;Les gouttes drues martelaient les carreaux, et le son, tel un tam-tam dans la plaine africaine s’insinuait par tous les pores de sa peau, lui insufflant un rythme qui lui donnait la chair de poule.
&lt;p&gt;Il était dans son bureau, mais la porte était entrouverte, il pouvait donc être dérangé. Elle s’approcha et l’observa. Il sculptait dans la glaise un buste d’elle ; la terre semblait suinter sur le visage ébauché, comme autant de larmes.
&lt;p&gt;Elle posa alors sa main sur son épaule, l’obligeant à lui faire face ; il la regardait, souriant. Elle prit sa main maculée, et la glissa sur son ventre ; elle le laissa remonter jusqu’à sa poitrine, haletant de ce contact tiède et glacé à la fois. Il traçait des mots sur son ventre.
&lt;p&gt;Il avait le visage d’un ange. Des traits doux, réguliers, une fine mèche balayant son front. Ses yeux noirs la fixaient intensément, et une flamme y brûlait. Elle avait su allumer le désir.
&lt;p&gt;Elle se consumerait. Ce soir.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+-+13+-&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!492.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!492.entry</guid><pubDate>Mon, 23 Apr 2007 11:48:37 GMT</pubDate><slash:comments>1</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!492/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!492.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-04-23T11:48:37Z</dcterms:modified></item><item><title>- 12 -</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!441.entry</link><description>&lt;p&gt;La fontaine municipale était assaillie aux heures chaudes, et nombre de gens profitaient des gouttelettes éparses, comme une pluie bienfaisante.
&lt;p&gt;Assis à la terrasse de &lt;i&gt;La Fontaine de Jouvence&lt;/i&gt;, l’inspecteur laissait son regard errer sur les glaçons au fond de son verre ; il y voyait l’image de la jeune femme, prisonnière de la glace. Il ferma les yeux et reporta son attention sur son interlocuteur qui achevait sa logorrhée, la gorge en feu, pour se précipiter sur son bloody mary. Sautant du coq à l’âne, il murmura :
&lt;p&gt;- Vous ne pouvez savoir à quel point cette boisson est rafraîchissante ! Correctement dosée, La texture de la tomate glisse le long de l’œsophage et laisse une note de fraîcheur alors que le gin et les épices – poivre, tabasco, piment, selon les goûts – vous montent à la tête et provoquent une légère fièvre engourdissante, qui s’évanouit pour ne laisser que cette sensation de légèreté…
&lt;p&gt;A voir le visage de l’homme qui gardait son panama même sous le parasol, on doutait que la fièvre ait disparu. L’inspecteur avait fait appel à lui, écoutant son intuition plus que sa raison.
&lt;p&gt;Lisant et relisant le texte envoyé par l’assassin, il avait déduit que cet &amp;quot; Oncle Waltz &amp;quot; avait son importance, de même que ce lac. Il avait alors effectué des recherches dans les environs, sur toutes les affaires de violence, meurtres, disparitions mystérieuses qui auraient pu concerner un certain Waltz au cours des trente dernières années.
&lt;p&gt;Le prénom en lui-même n’était pas très courant, et seuls dix cas étaient ressortis de son investigation : braquage de banque, morts dans l’incendie d’un immeuble, abandon de foyer, noyade accidentelle, accident de la route, accident de chasse.
&lt;p&gt;Tout naturellement, il suivit la piste de la noyade. Quelques vingt années plus tôt, lors d’une sortie de pêche avec son petit fils, un quinquagénaire avait trouvé la mort dans le lac. L’enfant avait couru chez sa grand-mère la prévenir de l’accident. Il serait tombé de la barque. l’enfant on avait retrouvé le corps gonflé d’eau, une forte commotion à l’avant du crâne – un coup de rame selon l’autopsie. L’affaire avait été close très vite. Malgré tout, son sens de flic affûté par ses années en tant que profiler lui brûlait la cervelle. Il tenta donc de prendre contact avec les gens qui avaient connu ce Waltz, et les circonstances du drame. La seule personne encore en vie – sa femme et ses enfants étaient morts, et le petit-fils introuvable, était le curé de la paroisse qui officiait à l’époque, et avait été défroqué pour des motifs gardés secrets, qu’il avait nié en bloc.&lt;i&gt;persona non grata&lt;/i&gt; dans la plupart des foyers tenus par l’église œcuménique des Derniers Jours, aussi passait-il la plupart de son temps dans un foyer public crasseux et délabré. 
&lt;p&gt;
&lt;p&gt;Surmontant sa répugnance, l’inspecteur l’invita à prendre un verre – ce qui, assurément, lui délierait la langue. Le curé en était à son sixième bloody mary, et il pérorait sur les anciens temps, ses prêches enflammées et la foi corrompue des jeunes d’aujourd’hui.
&lt;p&gt;Au nom de Waltz, il parut s’assombrir avant de vider d’un trait le fond de son verre.
&lt;p&gt;- Pauvre Waltz… il était un piètre nageur, mais un bon croyant ! il avait apporté beaucoup à notre petite paroisse, oui, beaucoup…
&lt;p&gt;L’inspecteur regardait avec dégoût le vieillard libidineux se lécher ses babines desséchées, essuyant du revers de sa manche un reste de tomate dégoulinant de la commissure de ses lèvres. Il laissa sortir la question qui le tenaillait :
&lt;p&gt;- Pourquoi avez-vous été défroqué ?
&lt;p&gt;- C’est… c’est un complot ! Une calomnie ! On veut dissoudre la Sainte Trinité ! Mais Sa Colère s’abattra sur les infidèles, oui !
&lt;p&gt;- Répondez à ma question, plutôt. Cela restera entre nous, dit l’inspecteur d’un air de connivence feint.
&lt;p&gt;- Ces jeunes gens, mes ouailles, ils étaient si beaux vous savez, et leur chant si pur, un appel pour les Anges ! Alors, parfois, je leur demandais de chanter pour moi, le soir ; et certains de mes paroissiens se joignaient à moi pour écouter ces voix si mélodieuses… Et leur chair était si exquise !
&lt;p&gt;L’inspecteur ne put réprimer un frisson en voyant les yeux embués de larmes de l’ancien curé. Il répugnait plus que tout ces tueurs de jeunesse, pédophiles, meurtriers d’enfants.
&lt;p&gt;Semblant lire dans ses pensées, le vieil homme s’excusa :
&lt;p&gt;- Non, ce n’est pas ce que vous croyez, je n’ai pas commis le pêché de chair avec ces enfants !
&lt;p&gt;- Mais alors, qu’avez-vous fait ?
&lt;p&gt;- Savez-vous qu’il existe des textes apocryphes où il est dit que le sang des Anges confère l’immortalité ? Et bien nous goûtions la chair de ses enfants, qui sont Séraphins et Chérubins, pour expier nos fautes et accéder à la félicité. Oh, comme il était doux le goût du Paradis ! Leur chair était comme une fraise à peine mûre, l’odeur de pureté qui s’en dégage, et cet incomparable goût ! C’est comme aspirer par la bouche la brise venant d’une forêt vierge ! Mais nous n’avions tué personne, dit-il en baissant la voix. Nous ne mangions que les prépuces et les lobes de ses enfants.
&lt;p&gt;- Vous êtes un monstre ! Combien, combien comme vous on perpétré ce crime odieux ?!
&lt;p&gt;- Crime ? Est-ce un crime que de chercher les clefs de l’Eden ?
&lt;p&gt;L’inspecteur, pris de soudain haut-le-cœur, empoigna alors le vieil homme et le traîna derrière la ruelle sombre qui jouxtait son immeuble.
&lt;p&gt;Assis sur un banc près de la fontaine, les trois vieillards de la cité neuve assistaient à l’échange.
&lt;p&gt;Clothos dit : le vent se lève.
&lt;p&gt;Lachésis dit : L’été s’achève.
&lt;p&gt;Atropos conclut : Et moi j’en crève.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+-+12+-&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!441.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!441.entry</guid><pubDate>Wed, 11 Apr 2007 11:42:12 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!441/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!441.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-04-11T11:42:12Z</dcterms:modified></item><item><title>- 11 -</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!423.entry</link><description>&lt;p&gt;Dans la moiteur de l’appartement, les seuls bruits troublant le silence étaient le ronflement du moteur du réfrigérateur et le sinistre couinement des pales du ventilateur au plafond. En manche de chemise, assis à côté du lit, il tendait une cuiller emplie de gaspacho à la jeune femme. Il avait desserré les liens, afin de lui laisser le loisir de se délasser quelque peu ; sa combativité s’était éteinte au septième jour de la septième semaine. Elle avait finalement senti l’inéluctabilité de son sort. Elle restait cependant troublée par les attentions de son ravisseur ; il ne montrait aucun signe de violence envers elle, physique ou sexuelle. Il lui apportait ses trois repas par jour, la laissait se doucher tous les matins, lui avait même apporté la télévision dans la chambre aux volets clos.
&lt;p&gt;Et ce septième jour de la septième semaine, il avait ouvert les volets, inondant la pièce de lumière vive, et referma la porte derrière lui, la laissant seule. Elle savait qu’elle ne pourrait s’échapper par la fenêtre ; elle pouvait crier pour que l’on vienne à son secours, mais à quel prix ?
&lt;p&gt;Elle avait alors regardé au-dehors. Un grand cercle d’herbe jaunâtre parsemée ça et là de quelques touffes encore vertes ; tout autour, elle reconnut les barres d’immeubles du quartier &amp;quot; Cité Neuve &amp;quot;. En contrebas, elle aperçut trois vieillards assis sur un banc. Ils regardaient dans sa direction. Elle s’apprêtait à faire de grands signes des bras quand, dans un cri ravalé, elle s’aperçut qu’ils n’avait pas d’ombre.
&lt;p&gt;Elle rentra alors précipitamment, prise de tremblements de panique. Elle se jeta sur le lit, paupières fermement closes, derrière lesquelles elle voyait défiler de longilignes silhouettes, qui, dans une sarabande démoniaque, l’invitaient à une dernière danse.
&lt;p align=justify&gt;Il entra alors, après avoir timidement frappé à la porte, et de sa voix douce lui proposa une citronnade. Alors qu’il posait sa main fraîche sur son front, elle sentit comme un apaisement l’envahir. Elle sut alors que tant qu’elle resterait près de lui, elle n’aurait rien à craindre.
&lt;p&gt;Après lui avoir apporté le verre de citron pressé qu’il avait préparé avec amour, et attendu qu’elle s’endorme, épuisée et effrayée, il retourna à la cuisine, souriant à demi. Puis il rangea sa poudre de psilocybes. Il n’en aurait plus besoin désormais.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+-+11+-&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!423.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!423.entry</guid><pubDate>Mon, 26 Mar 2007 11:47:52 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!423/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!423.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-03-26T11:47:52Z</dcterms:modified></item><item><title>- 10 -</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!410.entry</link><description>&lt;p&gt;Le septième jour de la septième semaine, une lettre parvint à l’inspecteur. Une lettre manuscrite, d’une écriture fine et soignée, sur un papier velouté, et étrangement luisant. Le secrétaire du poste de police chargé d’ouvrir le courrier était mort foudroyé après avoir décacheté l’enveloppe. La missive avait été, selon le labo, enduite d’un mélange de curare et d’antimoine, qui pénétrait le derme si vite qu’aucune échappatoire n’était possible une fois la peau en contact avec le poison.
&lt;p&gt;Sur l’enveloppe, il était écrit &amp;quot; Sauvez-la. &amp;quot;
&lt;p&gt;Le texte de la lettre elle-même était un mystère. Son auteur avait recopié un passage du livre de Maryam D’Envers, entrecoupé de sentences plus personnelles :
&lt;p&gt;&amp;quot; &lt;i&gt;Il est notoire que les cas de psychopathologies étudiées au cours des quarante dernières années ne me laissez pas couler relèvent d’une médecine si malhabile qu’il est nécessaire aujourd’hui de remonter dans ces archives pour comprendre plus clairement les mécanismes de la schizophrénie c’est Oncle Waltz c’est sa faute. C’est en étudiant le patient Mac Aubert que j’ai pu démontrer, certes par des méthodes moins orthodoxes qu’aujourd’hui, que les crimes qu’il commettait étaient un reflet de violences subies par le passé. C’est d’ailleurs en effectuant un vrai travail de recherche avec la police que nous avons pu remonter jusqu’à lui, en découvrant que ses parents avaient été condamnés pour pédophilie et elle peut me sauver du lac trafic d’enfants alors que lui-même avait été confié à ses grands-parents&lt;/i&gt; &amp;quot;
&lt;p&gt;Tout cela restait obscur. Si c’était sa manière de signer son crime ? Cela semblait peu probable au regard des autres meurtres perpétrés auparavant. L’inspecteur avait l’intime conviction qu’il s’agissait là d’un jeu de pistes qu’ouvrait l’assassin. Une piste pour retrouver sa – prochaine – victime. Mais ces apartés dénotaient une note d’urgence qu’il ne pouvait que redouter.
&lt;p&gt;En faisant le rapprochement avec le texte du docteur D’Envers, on pouvait penser qu’il cherchait à expier quelque chose, qu’il avait subi ou provoqué ; un lien avec un lac, un acte de violence perpétré sur lui ? Le psychopathe semblait penser que la fille pouvait le sauver. Comment ? En la sacrifiant ?
&lt;p&gt;Trop peu d’éléments, et si peu de temps ! Déjà les fantômes le harcelaient nuit après nuit. Et nuit après nuit, il se levait, couvert d’une sueur aigre et glaciale, serrant contre lui la photo de la jeune femme.
&lt;p&gt;La retrouver.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+-+10+-&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!410.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!410.entry</guid><pubDate>Tue, 13 Mar 2007 12:36:20 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!410/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!410.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-03-13T12:36:20Z</dcterms:modified></item><item><title>- 9 -</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!320.entry</link><description>&lt;p&gt;Il rouvrit les yeux. Huma l’air de la pièce. Une odeur de renfermé lui pénétra les poumons ; il n’ouvrait plus ni volets ni fenêtres depuis qu’elle était là.
&lt;p&gt;Il se leva et se dirigea vers la chambre ; entrouvrant la porte, il écouta la respiration de la jeune femme, alors qu’elle dormait profondément – aidée par les somnifères qu’il mélangeait à la nourriture. Les rayons de la lune rasaient la moquettes, dessinant d’étranges ombres projetées par les branches des bouleaux ; certaines se massaient sur le lit, caressant la silhouette lovée dans les bras de Morphée.
&lt;p&gt;Il s’approcha, et de sa main frôla la joue de sa captive. Il sentait l’infime duvet lui chatouiller le dos de la main, la chaleur de son corps l’envelopper. Contemplant plus longuement le corps endormi, il perçut l’aura violette de la jeune femme doucement bercée par le rythme de sa respiration. Et le violet se teinta de bleu, humide et froid, le plongeant de nouveau dans le lac.
&lt;p&gt;Le lac.
&lt;p&gt;Il lui avait demandé si elle était la fée du lac. Mais elle était terrorisée, et ne cessait de répéter &amp;quot; pitié… s’il vous plaît… ne me faites pas de mal… &amp;quot;. Il devait lui prouver ses saines intentions.
&lt;p&gt;Il lui donnerait la clef.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+-+9+-&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!320.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!320.entry</guid><pubDate>Mon, 15 Jan 2007 12:23:24 GMT</pubDate><slash:comments>4</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!320/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!320.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-01-15T12:23:44Z</dcterms:modified></item><item><title>- 8 -</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!295.entry</link><description>&lt;p&gt;L’inspecteur étudiait attentivement la carte du quartier des Trois Aveux, sur laquelle il avait tracé de grands ronds nerveux. Il avait épluché tous les dossiers des potentiels suspects, mais nombre d’entre eux avait un alibi ; quelques-uns avait été placés sous surveillance, mais l’inspecteur avait la conviction profonde que l’assassin n’était pas parmi ceux-là.
&lt;p&gt;Son expérience de profiler lui avait bien servi jusque là, et jamais il ne s’était trompé ; et bien qu’il voulait à tout prix enterrer cette partie de sa vie, son instinct était désormais formaté. La crainte de nouvelles nuits blanches l’avait assaillie alors qu’on lui confiait cette affaire. Des nuits où des harpies hautaines le hantaient ; des nuits où ces vaporeux vampires voguaient sur la vodka, victimes des violences qu’il n’avait pu vaincre, voûté qu’il était sous sa vanité.
&lt;p&gt;Il avait résolu de sinistres affaires, notamment celle du tueur du bayou, qui laissait déchiqueter de vieilles femmes par les crocodiles de sa ferme avant de déposer les restes sanguinolents au seuil des églises. A chaque cas il s’enfonçait un peu plus dans l’inconscient des tueurs, sondant leurs pulsions, jusqu’à ce jour fatal où il avait failli passer de l’autre côté.
&lt;p&gt;Dans le cas de cet assassin fantôme, il avait étudié chaque victime, intrigué par l’absence de cohérence, de régularité dans les lieux, les proies ou les méthodes employées pour le crime ; son aptitude à pénétrer le Moi du maudit meurtrier s’en trouvait affaiblie. Qui était-il donc ?
&lt;p&gt;Après la vingtaine de corps retrouvés sans vie, morts sans violence, la plupart du temps empoisonnées par un mélange de curare et d’antimoine - laissant présager une connaissance en chimie avancée – il avait enlevé une jeune femme ; l’alerte avait été donnée par le centre œcuménique qu’elle fréquentait assidûment et qui s’inquiétait de son absence prolongée. Rien ne laissait présager un lien entre ces deux affaires, mais il les sentait jumelles.
&lt;p&gt;Le soleil dardait entre les lames des jalousies, projetant ses rayons en longues bandes lumineuses qui vinrent éclairer le regard de la jeune femme dont la photo remontait à une kermesse du mois précédent.
&lt;p&gt;Un regard ferme qui le priait de la retrouver.
&lt;p&gt;Il referma le dossier, les mains moites.
&lt;p&gt;Avala un dernier verre.
&lt;p&gt;- Qui es-tu ? murmura-t-il.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+-+8+-&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!295.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!295.entry</guid><pubDate>Sat, 30 Dec 2006 13:41:08 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!295/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!295.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-12-30T13:41:08Z</dcterms:modified></item><item><title>- 7 -</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!266.entry</link><description>&lt;p&gt;La glace lui avait renvoyé l'image d'oncle Waltz, boursouflé, déjà partiellement dévoré par les crabes du lac ; puis tout s'était estompé ; il était revenu s'asseoir, et lisant l'inquiétude dans le regard de la jeune femme, il avait souri.
&lt;p&gt;Souri.
&lt;p&gt;Baissant les yeux, elle lui proposa de venir prendre un café. Il accepta, et l'instant d'après leur corps dansaient la sarabande. Un maëlstrom de sensations le submergeait, et son âme tourbillonnait. Il voyait l'eau du lac se refléter dans les pupilles de sa partenaire ; il se força alors à fermer les yeux. Leur étreinte s'acheva dans un râle commun, et alors que son fluide se déversait en elle, il sentit sa vie être aspirée, emportée ; curieusement, l'horreur qui l'avait submergé ce bref instant le quitta pour le laisser dans un état de plénitude contemplative. Son regard erra sur le visage luisant de sueur de la jeune femme - la fée du lac, ses yeux mi-clos comme ceux d'un chat, la bouche entrouverte, haletante, la mèche collée au front ; puis il descendit le long de la gorge offerte, jusqu'à la naissance des seins ; tout en elle invitait à l'apaisement. Se pouvait-il que sa chasse se termine ici ? Se pouvait-il qu'oncle Waltz s'endorme enfin définitivement, repus des sacrifices effectués en son nom ?
&lt;p&gt;Il se leva et se dirigea vers la salle de bains ; fit couler un bain chaud, jusqu'à ce que la buée brouille le miroir, dans lequel le visage bouffi d'oncle Waltz ne pouvait s'empêcher de grimacer.
&lt;p&gt;Il la rejoignit dans l'obscurité, guidé par les pupilles qui accrochait la moindre parcelle de luminosité, lui prit la main et la guida vers la salle de bains. Il la porta et la déposa dans l'ondée fûmante, où elle se détendit en souriant ; puis il versa d'une flasque un liquide clair et parfumé ; elle sentit soudain son corps s'alourdir et se vitupéra une fois encore d'avoir laissé parler ses plus primitifs instincts.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+-+7+-&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!266.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!266.entry</guid><pubDate>Tue, 19 Dec 2006 06:51:53 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!266/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!266.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-12-19T06:51:53Z</dcterms:modified></item><item><title>- 6 -</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!194.entry</link><description>&lt;p&gt;Il laissa négligemment son épaule frôler celle de l'inconnue, alors qu'elle s'avançait vers l'autel ; leurs regards se croisèrent, un bref instant. Elle, perçut cette discrète odeur de jasmin, envoûtante et déplacée à la fois. Lui, le parfum révélateur et imposant de l'eau de cologne dont elle s'aspergeait. Il se dirigea vers les icônes, et se terra dans l'ombre menaçante du dieu antédiluvien ; le bruit de l'eau gouttant de sa gueule béante dans la vasque remplie d'immondices couvrait les murmures des priants.
&lt;p&gt;Il attendit qu'elle sorte du confessional ; puis il la suivit discrètement. A la sortie de l'édifice, la vive lumière du soleil l'aveugla momentanément, ainsi il ne vit pas la jeune femme se retourner et lui faire face avant que sa vue s'habitue à la luminosité extérieure.
&lt;p&gt;Il sentit d'abord l'ombre fraîche et parfumée avant d'aperçevoir les yeux noirs le vriller.
&lt;p&gt;- Pourquoi est-ce que vous me suivez ? Son assurance le troubla ; elle était monolithe, si présente, réelle ; il ne put que bredouiller.
&lt;p&gt;Puis vinrent les nuages. Alors il releva la tête et tout s'éclaircit. Les mots coulèrent de ses lèvres, submergeant la jeune femme, qui, comme ensorcelée, ne put que le suivre à la terrasse du café le plus proche. Leurs yeux ne se quittèrent de l'heure passée à discuter de tout et de rien. Le fluide était presque palpable.
&lt;p&gt;Elle le trouva spirituel, intéressé, intrigué par elle ; malgré tout de vagues murmures s'insinuaient dans les silences, la laissant perplexe. Pourquoi regardait-il comme au travers d'elle ?
&lt;p&gt;Il parlait, pour ne pas laisser Oncle Waltz revenir. Et lorsqu'il plongeait dans le regard de la jeune fille, il sentait la fraîcheur du lac, cette odeur métallique par temps chauds, et ses cheveux lui rappelaient les algues qui l'avaient agrippées cette tiède journée. Et, plus que tout, sa voix, à la fin de ses phrases, retombait comme le bruissement des saules... Etait-elle la fée des lacs qu'Oncle Waltz avait promis de lui présenter ?&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+-+6+-&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!194.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!194.entry</guid><pubDate>Fri, 01 Dec 2006 07:05:13 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!194/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!194.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-12-01T07:05:24Z</dcterms:modified></item><item><title>- 5 -</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!193.entry</link><description>&lt;p&gt;Malgré lui, il ne put réprimer un frisson. 
&lt;p&gt;Il s'était réveillé en hurlant, le visage couvert d'une sueur huileuse.&lt;i&gt;
&lt;p&gt;- Oncle Waltz ? Tu peux me lâcher s'il te plait ?
&lt;p&gt;- Tu n'as pas pied mon petit, laisse-toi faire...&lt;/i&gt;
&lt;p&gt;Il se leva, se faufila jusqu'à la cuisine et se découpa une tranche de pastèque - Un fruit qu'il appréciait par-dessus tout.&lt;br&gt;Cette grosse coque verte qui cachait une pulpe rouge et fraîche, une chair offerte... Il mordit un grand coup dans le fruit, laissant le jus dégouliner sur son torse, ce qui le fit frissonner.
&lt;p&gt;Il se recoucha, le sourire aux lèvres. Désormais il savait quoi faire.
&lt;p&gt;Le soleil était haut dans le ciel ce dimanche, et sa chaleur rendait déjà les oiseaux muets. Il s'était vêtu légèrement, d'un ensemble crème qui le rendait presque beau.
&lt;p&gt;Il se dirigea vers l'église dans l'espoir de la revoir, dépassant sans les voir les trois vieillards assis sur leur banc. Il avait dans sa poche un fin lacet de soie rose pâle.
&lt;p&gt;Il voulait qu'elle soit là. Il le voulait. Il la voulait.&lt;i&gt;
&lt;p&gt;- Petit con ! Tu m'as griffé !
&lt;p&gt;- Je m'excuse oncle Waltz, j'ai eu peur !
&lt;p&gt;- Je t'ai dit que ça ne te ferai pas mal ! Viens ici ! Allons, sois un grand garçon !
&lt;p&gt;- Non ! Non ! Noooon !&lt;/i&gt;
&lt;p&gt;Il retrouva avec bonheur la fraîcheur quasi-sépulcrale de l'église. Cette fraîcheur qui lui rappelait le lac... Non il ne devait plus penser au lac. Et pourtant... Le fond vaseux qui l'aspire, les herbes folles se faufilant entre ses jambes, l'eau si noire qu'il ne voyait pas les mains d'oncle Waltz qui... Non, il ne devait plus penser au lac.
&lt;p&gt;Les bancs étaient déserts en ce dimanche après-midi, à part quelques ouailles et de pauvres hères en quête d'un répit face à la chaleur accablante du dehors. Ici les sons les plus ténus prenaient un écho troublant ; ses pas, bien que retenus, lui semblaient tonner comme le tambour des galériens. Implacable et sourd.
&lt;p&gt;Il navigua ainsi jusqu'aux autels, frôlant du bout des doigts les idoles poussiéreuses. Son regard se posa sur le dieu innommable, dont le front constellé de rubis semblait juger d'une foi mauvaise quiconque passait près de la vasque sans déposer son tribut. Il ne put s'empêcher de jeter dans le bassin son mouchoir imbibé de sang mêlé à l'argile de sa sculpture.
&lt;p&gt;Elle n'était pas là.
&lt;p&gt;Déçu, il s'apprêtait à s'en retourner - et peut-être passer par le square pour cueillir une fleur ou deux, lorsque la lourde porte s'entrouvrit, projetant un rai de lumière éblouissant. Une ombre se profila dans ce jet de soleil.
&lt;p&gt;Elle était là.
&lt;p&gt;Il sourit.
&lt;p&gt;Et démêla discrètement le lacet.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+-+5+-&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!193.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!193.entry</guid><pubDate>Thu, 30 Nov 2006 07:13:11 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!193/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!193.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-11-30T07:13:11Z</dcterms:modified></item><item><title>- 4 -</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!191.entry</link><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;I wonder what the hell is he building in there ?&amp;quot;&lt;/em&gt;
&lt;p&gt;Par la fenêtre entrouverte, Tom Waits laissa cette question sans réponse, alors qu'au dehors le soleil faisait luire la rosée sur les brins d'herbe.
&lt;p&gt;Clothos s'était levé quelques instants du banc, s'exposant aux rayons ardents qui chauffaient ses articulations craquantes. Sa pipe dessinait dans le ciel bleu des volutes s'entrecroisant en dragons et autres animaux mythiques.
&lt;p&gt;Lachésis, plongé dans la lecture du journal, marmonnait. Un titre accrocha son regard laiteux.
&lt;p&gt;- Encore trois victimes et la saison sera achevée, dit-il.
&lt;p&gt;Atropos cracha par terre la bile noirâtre qui lui rongeait les poumons.
&lt;p&gt;- Encore trois victimes et une nouvelle saison commencera. Les semailles sont finies, viendra le temps de la récolte. &lt;br&gt;Une quinte de toux grasse ponctua sa sentence.
&lt;p&gt;Sorti de sa torpeur, il se rendit compte que ses doigts avaient sculpté de leur propre chef le visage de l'inconnue de l'église. Trait pour trait, au moindre détail, jusqu'à cette mèche rebelle qu'elle avait négligemment rejetée sur son front nu. Troublé, il se détourna et promena ses mains couvertes de glaise sur la lame du couteau qui traînait là. Il laissa courir ses doigts le long du manche, le caressant comme un sexe en érection (&lt;em&gt;Oncle Waltz, non, s'il te plaît&lt;/em&gt;). Il frémit alors que l'inox affûté lui mordait la pulpe des doigts. Un filet de sang se mit à couler. Il en oignit la sculpture, traçant des larmes écarlates sur les joues, et parant de carmin les lèvres entrouvertes.Soudain, il s'empara du couteau et l'angoisse se peignit sur son visage. Il se mit à hurler &amp;quot; Jamais ! Jamais ! &amp;quot;, lacérant son œuvre jusqu'à ce qu'il ne reste qu'un amas terreux informe. 
&lt;p&gt;Le long du mur les toiles bleues encore humides de peinture se retrouvèrent mouchetées de sang.
&lt;p&gt;Le bleu. Partout.
&lt;p&gt;&lt;em&gt;- Viens te baigner petit ! Elle est fraîche !&lt;/em&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;- J'arrive oncle Waltz !&lt;/em&gt;
&lt;p&gt;Et le bleu. Et le rouge.
&lt;p&gt;Au dehors, ses cris retentirent, faisant lever le regard des trois vieillards. Quand sa crise se calma, la voix rauque de Tom Waits chantait &lt;em&gt;&amp;quot;a good man is hard to find&amp;quot;&lt;/em&gt;.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+-+4+-&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!191.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!191.entry</guid><pubDate>Wed, 29 Nov 2006 12:53:45 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!191/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!191.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-11-29T12:53:45Z</dcterms:modified></item><item><title>- 3 -</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!189.entry</link><description>&lt;div&gt;Dans l'écho de ses pas, il remonta jusqu'aux statues majestueuses qui trônaient au centre du déambulatoire, permettant aux fidèles d'encercler leurs idoles. Là, Bouddha souriant portait un regard mi-clos chargé de compassion sur Jésus agonisant ; la divinité pré-christique, jamais nommée, était en retrait et semblait narguer ses deux comparses.
&lt;p&gt;Il arrivait parfois que des illuminés s'allongeassent sur le sol froid et humide pour partager la passion du Messie ; devant l'autel de Bouddha un jardin lourd d'odeurs d'encens incitait à la bienheureuse méditation. L'antédiluvienne entité cosmogonique était elle disposée au milieu d'une gigantesque vasque symbolisant l'origine du Monde. Ses fidèles y déposaient en guise de sacrifice des cheveux, des dents, des rognures d'ongles.
&lt;p&gt;Il leva les yeux vers le regard chargé de douleur du crucifié, et déposa tendrement à ses pieds une fiole de sang ; il en versa une seconde dans la vasque. Puis il s'en retourna.
&lt;p&gt;Arrivant à hauteur du confessionnal, son regard croisa celui de la jeune femme qui en sortait ; elle salua le prêtre puis prit le chemin de la sortie. Elle triturait nerveusement son chapelet et marchait d'un pas pressant.
&lt;p&gt;Instinctivement, il accommoda ses pas sur les siens.
&lt;p&gt;Un trouble vint le hanter, un instant.
&lt;p&gt;Elle cligna des yeux, éblouie par le soleil qui daignait enfin darder ses rayons ardents. Lui était hypnotisé par ses cheveux ondoyants où s'accrochait la lumière du jour.
&lt;p&gt;Sur les marches, les adolescents étaient affalés, semblant prendre un bain de soleil régénérateur. Leur peau était pâle comme un linceul et de sombres cernes agrandissaient leurs orbites.
&lt;p&gt;Il se rapprocha d'elle et dit :
&lt;p&gt;- La drogue... quelle dépravation.
&lt;p&gt;Et elle lui sourit.
&lt;p&gt;Il trébucha, s'excusa, et s'en retourna à pas pressants. Il ressentait les couleurs s'immiscer en lui, le rouge, le violet et, la teinte honnie, le bleu. Un bleu froid, humide, imprégnant tout son être.
&lt;p&gt;Le lac... Non, pas le lac...
&lt;p&gt;Un septembre pluvieux... Des cris, l'eau qui s'insinue dans les poumons... Il ne devait plus penser à ça.
&lt;p&gt;Arrivé chez lui, il ouvrit le tiroir du bas et entreprit de trier fébrilement ses lacets. Il y voyait le fil de la vie, une vie conservée dans chaque bout de coton, amoureusement conservé... Il se souvenait de chacun d'eux. Leurs yeux surtout. Car la douleur est comme la pluie qui brouille la vue jusqu'à devenir un rideau qui grossit les détails – et les déforme jusqu'à enfin dévoiler la vraie nature des choses. Et il le savait, dans leurs yeux brillait la compréhension du monde – son horreur.
&lt;p&gt;Il caressa longuement ces lacets.&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+-+3+-&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!189.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!189.entry</guid><pubDate>Tue, 28 Nov 2006 21:07:02 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!189/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!189.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-11-28T21:07:02Z</dcterms:modified></item><item><title>- 2 -</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!183.entry</link><description>&lt;p&gt;Le soleil dardait ses rayons. Filtrant au travers des jalousies, un rai de lumière frappa son œil ouvert.
&lt;p&gt;Sept heures vingt cinq. Dimanche matin. Il se leva, prépara le café puis se dirigea vers la salle de bains.
&lt;p&gt;Il alluma sa radio et se fit couler un bain.
&lt;p&gt;&amp;quot; Dix-huitième mort inexpliquée dans le quartier des Trois Aveux. Des victimes sans lien social apparent, toutes ayant succombé de manière différente.&lt;br&gt;La police ne fait pour le moment aucune déclaration supplémentaire mais l'hypothèse d'un meurtrier en série est la plus plausible. Notre envoyé spécial a interviewé le célèbre profiler Maryam D'Envers, auteur du best-seller &lt;i&gt;Les meurtres irrésolus - Jack L'Eventreur et autres serial-killers&lt;/i&gt;.
&lt;p&gt;- L'assassin fantôme est un homme de race blanche. Curieusement il ne signe pas ses méfaits - ou plus exactement il joue la Grande Faucheuse. On peut penser que des morts prématurées sont survenues dans son entourage proche et que cela l'a profondément affecté - et qu'ainsi il cherche à rétablir un équilibre afin de sauver ceux qu'il lui reste.&lt;br&gt;On peut dans une deuxième hypothèse rapprocher son cas du tristement célèbre Robert Robertson, que la presse a nommé &amp;quot;l'Etrangleur des Trois Pierres&amp;quot; qui plaçait trois pierres autour de la tête de ses victimes, disposées les bras écartés. Ce Robertson était un mystique qui reproduisait ainsi la Sainte Trinité, ayant été élevé par une mère possessive et très pieuse, enfant issu d'un viol dont elle avait été victime et qui ressentait pour son fils un sentiment de répulsion - mais qui du fait de sa foi ne pouvait rejeter cet enfant. Il tuait ces jeunes filles pour leur éviter la souffrance d'un enfant non désiré - de ce fait il les violait post-mortem.&lt;br&gt;Ainsi ce tueur mystérieux - dont j'utiliserai le cas pour mon prochain essai - pourrait-il avoir eu dans son entourage des personnes atteintes de cancer, de sida ou d'autres maladies porteuses de souffrance, et désire-t-il épargner cette hypothétique douleur - la vie étant douleur, n'est-ce pas ? - à ses victimes. On peut même penser qu'il serait lui-même atteint d'une maladie incurable.
&lt;p&gt;- Merci Maryam D'Envers pour ces éclaircissements. Et maintenant la météo avec Claire. &amp;quot;
&lt;p&gt;Il s'était installé dans sa baignoire, laissant l'eau fumante l'entourer dans une chaude étreinte.
&lt;p&gt;Au dehors, les trois veufs avaient les yeux rivés au ciel.
&lt;p&gt;Clothos dit :&lt;br&gt;- ça va arriver.
&lt;p&gt;Lachésis dit :&lt;br&gt;- Le vent souffle encore.
&lt;p&gt;Atropos dit :&lt;br&gt;- Tout peut finir.
&lt;p&gt;En sortant de chez lui il croisa la vieille dame du 25C. Il lui sourit et lui tint la porte. Elle tenta de lier conversation mais il esquiva adroitement en s'excusant, arguant qu'il devait participer à l'office de l'Eglise de la Bienheureuse Révélation. Elle le regarda d'un air attendri. Un bien gentil garçon.
&lt;p&gt;L'Eglise de la Bienheureuse Révélation, appelée aussi Eglise des Péchés Pardonnés, abritait essentiellement des laissés pour compte, que l'on refoulait aux portes des autres cultes du voisinage. Eglise œcuménique, elle proposait un toit et un repas aux nombreux SDF, ainsi qu'un lieu de recueillement où cinq offices étaient proposés par jour. Taoïste, catholique, protestant, pré christique et bouddhiste. Les religions juives et islamiques, hors-la-loi depuis le coup d'Etat, n'étaient officiellement pas représentées.
&lt;p&gt;Il arriva devant l'imposant édifice - en fait un ancien hôpital réformé - devant lequel s'agglutinait une bande de jeunes s'échangeant diverses gélules ; on pouvait deviner à leur regard de conspirateurs qu'il devait s'agir de drogues illicites. Ils le toisèrent en lui lançant d'une voix menaçante :
&lt;p&gt;- Tu veux quelque chose, papa ?
&lt;p&gt;- Je dirais plutôt que j'ai quelque chose qui pourrait vous intéresser, dit-il en ouvrant sa sacoche.
&lt;p&gt;Il entra enfin dans l'Eglise. Les cierges innombrables apportaient une lumière timide, et les vitres bariolées en pâles imitations de vitraux projetaient des ombres multicolores plus ou moins menaçantes.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+-+2+-&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!183.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!183.entry</guid><pubDate>Mon, 27 Nov 2006 12:07:42 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!183/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!183.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-11-29T12:54:59Z</dcterms:modified></item><item><title>- 1 -</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!169.entry</link><description>&lt;p&gt;La douceur d'un matin d'avril... quelques oiseaux affrontent la brise fraîche qui balaye la rue et pépient leur insouciance, perchés sur les branches des arbres enfin en fleur, masquant ainsi leur nudité impudique que l'hiver leur impose.
&lt;p&gt;
&lt;p&gt;Il est sept heures du matin et les trois veufs sont assis sur leur banc, face au petit parc qui jouxte les appartements du lotissement B5.
&lt;p&gt;Trois corbeaux se posent près du cadavre d'un rat éventré, probablement victime du berger allemand du locataire du 26B. Trois corbeaux, croassant à qui mieux-mieux, se disputant les viscères froides du rongeur.
&lt;p&gt;Clothos alluma sa pipe.
&lt;p&gt;- Il se réveille, dit-il.
&lt;p&gt;Lachésis feuilletait son journal.
&lt;p&gt;- Il se prépare, dit-il.
&lt;p&gt;Atropos cracha par terre.
&lt;p&gt;- Il s'en va, dit-il.
&lt;p&gt;Le radio réveil brisa cette plénitude printanière par le flash infos annonçant de nouvelles grèves. Encore dans les rets de la torpeur matinale, il s'extirpa avec difficulté de la chaleur de sa couche. Il mit ses lunettes, lança un regard désapprobateur au réveil et se dirigea vers la salle de bains.
&lt;p&gt;Après un rapide café, il ouvrit le tiroir pour y prendre ses gants. En avril, ne te découvre pas d'un fil dit-on. Il s'était donc vêtu d'une chemise et d'une veste légère mais chaude. Quant aux gants, il allait bientôt devoir les remiser.
&lt;p&gt;En attendant, il sortit la fiole marquée d'une tête de mort, le pinceau ouaté et entreprit de badigeonner le gant gauche du liquide translucide, prenant soin d'éviter tout contact avec le tissu imbibé. Il enfila un gant de latex puis le gant humide. De la main droite, il ferma derrière lui la porte d'entrée et appela l'ascenseur.
&lt;p&gt;La matinée s'annonçait ensoleillée, il décida donc d'aller à son bureau à pied.
&lt;p&gt;La rosée faisait briller les feuilles, quelques flaques éparses, comme des miroirs renvoyaient son image déformée et grimaçante. Il souriait. Encore quelques jours et la récolte serait achevée.
&lt;p&gt;Huit heures dix-sept.
&lt;p&gt;La file d'attente devant le Bureau d'Aide à la Dignité s'étendait aux limites du trottoir, alors même que le bureau n'ouvrait qu'à huit heures et demie. Tous les jours une masse compacte et grouillante s'agglutinait devant les lourdes portes de fer forgé, venant réclamer leur maigre subsistance, s'enfonçant encore plus dans la spirale de la déchéance, sous les regards lourds de mépris des préposés, qui les torturaient à coup de formulaires incomplets.
&lt;p&gt;Huit heures vingt-quatre.
&lt;p&gt;Passant devant le Bureau, il se fraya un chemin parmi la foule amassée, bousculant ici une jeune fille en débardeur, là un jeune hidalgo mal rasé dont le T-Shirt sans manche faisait saillir ses biceps où des tatouages s'entrelaçaient comme un nid de serpent. Il se confondit en excuse, et finalement parvint à traverser le mur de chair.
&lt;p&gt;Il continua donc son chemin.
&lt;p&gt;Huit heures trente et une.
&lt;p&gt;Les lourdes grilles s'ouvrirent enfin, un gardien maugréant un « en file et dans le calme, s'il vous plaît » à la marée humaine.
&lt;p&gt;Il fit un pas.
&lt;p&gt;La masse vibra, s'engouffrant à lente allure dans l'antre du Bureau.
&lt;p&gt;Il fit un pas.
&lt;p&gt;Le jeune hidalgo perdit l'équilibre, vomissant un flot de bile sur la personne le précédant avant de s'effondrer.
&lt;p&gt;Il fit un pas.
&lt;p&gt;La jeune fille, à son tour, roula des yeux avant de tomber de tout son poids sur le cadavre du bellâtre.
&lt;p&gt;C'est alors que le corps uniforme de la foule se disloqua, en cris et piétinements.
&lt;p&gt;Dans le parc, les trois veufs fixèrent les trois corbeaux, repus.
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+-+1+-&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!169.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!169.entry</guid><pubDate>Sat, 25 Nov 2006 16:50:00 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!169/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!169.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-11-27T12:08:12Z</dcterms:modified></item></channel></rss>