<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet type='text/xsl' href='http://sexblogrock.spaces.live.com/mmm2008-07-24_12.50/rsspretty.aspx?rssquery=en-US;http%3a%2f%2fsexblogrock.spaces.live.com%2fcategory%2fDomaine%2ffeed.rss' version='1.0'?><rss version="2.0" xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" xmlns:msn="http://schemas.microsoft.com/msn/spaces/2005/rss" xmlns:live="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" xmlns:dcterms="http://purl.org/dc/terms/" xmlns:cf="http://www.microsoft.com/schemas/rss/core/2005" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Sex, Blog et Rock'n Roll (LOL, MDR, ;), et accessoirement #QPUC): Domaine</title><description /><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/?_c11_BlogPart_BlogPart=blogview&amp;_c=BlogPart&amp;partqs=catDomaine</link><language>en-US</language><pubDate>Sat, 06 Sep 2008 20:58:09 GMT</pubDate><lastBuildDate>Sat, 06 Sep 2008 20:58:09 GMT</lastBuildDate><generator>Microsoft Spaces v1.1</generator><docs>http://www.rssboard.org/rss-specification</docs><ttl>60</ttl><cf:parentRSS>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/feed.rss</cf:parentRSS><live:type>blogcategory</live:type><live:identity><live:id>-1618521025400157662</live:id><live:alias>sexblogrock</live:alias></live:identity><cf:listinfo><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="typelabel" label="Type" /><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="tag" label="Tag" /><cf:group element="category" label="Category" /><cf:sort element="pubDate" label="Date" data-type="date" default="true" /><cf:sort element="title" label="Title" data-type="string" /><cf:sort ns="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" element="comments" label="Comments" data-type="number" /></cf:listinfo><item><title>Domaine : nuées ardentes</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1601.entry</link><description>&lt;p&gt;&lt;i&gt;La lala… lalala lala…&lt;/i&gt; J’aime sentir le pavé nu et humide sous mes pieds, goûter à cette fraîcheur qui s’insinue entre mes orteils, et de ci de là la rugosité d’une feuille morte, le chatouillis provoqué par des brins d’herbe récalcitrants à la mort bitumée ; et courir après une feuille de journal soulevée par le vent ! Traverser les flaques de lumière des réverbères ! Oh, je sais bien ce qu’ils pensent tous : &amp;quot; elle est folle &amp;quot; disent-ils. &amp;quot; elle est folle à courir en chemise de nuit par ce froid de canard, à chantonner et à sourire aux nuages &amp;quot;. Folle ? Non. Consciente ! Oui, consciente, lucide, attentive aux choses de ce monde – et de l’autre. Même maintenant, même en cet instant, alors qu’il y a… je ne sais pas comment le décrire, c’est une somme de sensations ; un relent saumâtre, comme une vague chargée d’écume et d’algues arrachées aux grands fonds ; un craquement, comme une branche cassée par un grand vent ; un goût de fer, comme si l’on s’était mordu la langue au sang ; et au toucher, c’est à la fois spongieux et piquant. Aucune image ne me vient à l’esprit pour signifier cette chose. Je consulte les nuages, et ces dragons vaporeux me soufflent leurs craintes :
&lt;p&gt;- &lt;i&gt;Lucinda… Lucinda… Ton amant est revenu ! Il est revenu !&lt;/i&gt; Il est revenu ! Je l’ai attendu, attendu si longtemps, mon bel amour, ma destinée, ce charmeur, ce maléfice ! Combien m’a-t-il ensorcelé d’années, que j’ai passées à me languir, et me languir en vain. Quand je refusais ces étreintes aux hommes en blanc de Sadus Hill, quand je crachais au visage des creuseurs de cervelle, quand mes doigts engourdis ne m’apportaient plus aucun plaisir, c’était pour lui, pour lui, &lt;i&gt;pour toi tu m’entends !&lt;/i&gt; Combien de larmes n’ai-je pas versées ? Combien de veines n’ai-je pas percées pour ce nectar qu’il m’a appris à aimer ?
&lt;p&gt;Et qu’a-t-il fait alors ? Il est parti, une nuit noire, si noire qu’aucun lampyre, qu’aucune libellule d’argent ne parsemait les cieux ; il m’a laissé là, exsangue, à la merci de cette flicaille péquenaude, qui me trouvèrent la bave aux lèvres et la faim au ventre. Et ces quelques décennies dans une petite cage aux murs capitonnés ont-elles effacé la blessure ? La haine ? L’amour et la passion ? Non ! Non… Elle a gardé la braise bien au chaud, à l’abri des vents fous, et lorsqu’ils m’ont libéré, lorsqu’enfin le soleil et la lune ont pu m’offrir leurs doux rayons, la flamme s’est ravivée ! Car je le sentais, je le savais. Il ne pouvait m’oublier ; une telle destinée ne peut s’effacer ! Notre alliance n’est pas gravée dans la craie, mais dans le rubis le plus pur, le plus étincelant ! Comment, sinon, expliquer ma libération en ce jour saint entre les saints alors que mes brumes apprivoisées me murmure son doux nom… Tristan.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+Domaine+%3a+nu%c3%a9es+ardentes&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1601.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1601.entry</guid><pubDate>Mon, 09 Jun 2008 11:43:09 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!1601/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1601.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-06-09T11:43:09Z</dcterms:modified></item><item><title>Domaine : maître en ces lieux</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1567.entry</link><description>&lt;p&gt;Ezechielle. Thanys. J’ai enduré leurs souffrances. J’ai senti leur sang se glacer, j’ai senti la sueur sourdre de leurs pores. J’ai hurlé quand elles hurlèrent. Il me les a prises ! De quel droit ! Ne suis-je point le seigneur ? Ne viole-t-il pas le traité en agissant de la sorte ? Quel est donc cet énergumène ? De quels droits s’arroge-t-il ? Il a pourtant vu les signes, il a vu les marques, il a été porté à sa connaissance les avertissements. Il connaît nos lois. Il devra subir le châtiment !
&lt;p&gt;Pauvre, pauvre Lysandrine ! Qu’as-tu donc subi qui t’ai ainsi secoué ? Quels tourments peut-on lire dans tes yeux d’améthyste ? Elle a bu, elle a bu à sa source et désormais elle est hantée par ces visions qu’elle ne veut partager avec moi, avec son maître, la chère enfant ! A force de caresses et de cajoleries, j’ai pu m’abreuver de son sang, cette source carmin au goût de framboise que j’ai toujours préféré à celui de ses sœurs. Mais aujourd’hui, en cet instant où ses crocs se sont refermés sur cet ennemi non déclaré, au moment où elle s’étouffait dans la mare écarlate qui coulait du torse de l’autre, son sang si doux s’est transformé. Suri, âcre, un relent de fumée, et ce qui autrefois avait la couleur du rubis rappelait désormais ces sources purpurines et boueuses.
&lt;p&gt;Quelles sensations lorsque son précieux fluide traversa ma trachée et envahit mon être ! Un frisson gigantesque me parcourut, suivi de visions horrifiques ; des corps mutilés, des cris, des pleurs, et une fuite éperdue dans l’obscure forêt de mon domaine, des arbres aux branches menaçantes griffant et lacérant la pauvre enfant ! Et dans ces stries veinant ses yeux lavande je vois le mal qui lui a été fait.
&lt;p&gt;L’heure n’est plus aux lamentations désormais. La guerre est ouverte. Il a chassé sur mon territoire ! Il a transgressé nos règles séculaires ! Le conseil en sera avisé. En temps utiles. Pour l’heure, je vais accueillir comme il se doit mon hôte. Lui présenter les hommages dus à son rang.
&lt;p&gt;Et il priera. Oui, il priera et maudira ce jour qui l’a fait franchir les frontières de mon domaine, d’avoir oser défier Hellsing !&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+Domaine+%3a+ma%c3%aetre+en+ces+lieux&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1567.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1567.entry</guid><pubDate>Fri, 09 May 2008 11:49:24 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!1567/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1567.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-05-09T11:49:24Z</dcterms:modified></item><item><title>Domaine : Ethel</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1544.entry</link><description>&lt;p&gt;Voilà quatre mois que je travaille ici, et je n’ai qu’une chose à dire : c’est un bon job. Horaires corrects, paie convenable. Et je peux enfin me nourrir convenablement. Finies ces chasses nocturnes, à la lueur des &lt;strong&gt;lampadaires&lt;/strong&gt;, où patiemment j’attendais ma victime, humant les noctambules à la recherche de ce fumet unique ; alors je l’attirais à l’abri des regards, dans ces jardins privés où la chiche lumière de la lune filtrant au travers des nuages baignait leur regard apeuré d’une aube pâle ; et cette petite note acidulée qui se mêle aux senteurs enivrantes des roses et des lys et des dahlia et du jasmin les lourds soirs d’été, embaumant les &lt;strong&gt;jardinières&lt;/strong&gt; et mes sens décuplés par la faim…
&lt;p&gt;Qu’il me paraît loin le temps du feulement, le temps où j’aspirai à grandes goulées ce &lt;i&gt;ka&lt;/i&gt; encore palpitant, et la &lt;strong&gt;fusion&lt;/strong&gt; de cette ardente agonie avec le feu qui me ronge m’emplissant, au final, d’un apaisement bienheureux. Aujourd’hui, le funérarium est mon garde-manger ! Quel plaisir de travailler sur ces corps assoupis dans l’éternité, d’adoucir leurs traits et leur apporter une apparente sérénité, une dernière caresse quand autrefois la terreur crispait leur visage ! Devant ces corps nus, je me sens créateur face à la glaise originelle. Je façonne, je modèle, je déleste ces enveloppes corporelles de cette petite perle luminescente, cette âme prisonnière et hurlante et muette de son écrin de chair, et me voilà ivre de vie !
&lt;p&gt;Parfois, à la nuit tombée, je déambule au milieu des cercueils ouverts et vides et si accueillants, circulant parmi les colonnades hésitant entre un style &lt;strong&gt;byzantin&lt;/strong&gt; et un rococo austère, je laisse ma main effleurer les prospectus éparpillés sur les &lt;strong&gt;guéridons&lt;/strong&gt; qui jouxtent les bancs polis par tant de fessiers, et traversant les &lt;strong&gt;cascades&lt;/strong&gt; de tentures qui séparent les salles, mon regard s’arrête sur les &lt;strong&gt;tableaux&lt;/strong&gt;, reproductions plus ou moins heureuses - notamment ce &lt;i&gt;Cri&lt;/i&gt; de Munch. Alors je me laisse aller aux divagations les plus extravagantes, et ces nuages ocres ondulent et le vent s’engouffre dans les rideaux écarlates et les vagues me submergent ; puis tout s’arrête.
&lt;p&gt;Lors des crémations, je les entends gémir, éveillées par l’incandescence de leur prison de chair, libérées dans un flamboiement éclatant lorsque ce corps n’est plus que braise, agonisantes. Je les entends, oui, qui cognent contre les parois du four et leurs suppliques sont un douce mélopée ! Ah, si vous les entendiez ! Et quand la lumière explose alors que j’ouvre la porte encore chaude, dans les cendres qui volettent, virevoltant dans l’air confiné, je les vois distinctement, ces traînées de lumière vive, et elles se précipitent et je les accueille avec humilité et reconnaissance. Charognard ? Oui, charognard, nettoyeur, faiseur de paix.
&lt;p&gt;Mais ça a changé. Deux fois déjà. Deux âmes empoisonnées, exsangues, souillées. Quelle souffrance m’a envahi alors, quelle tristesse, quelles larmes ont coulé sur mes joues ! Et ce goût de bile qui reste sur la langue et ce bourdonnement incessant ! Et j’hurlai aussi, et je pleure maintenant. Il est revenu. Il annonce son règne de ténèbres et de sang.
&lt;p&gt;Je m’appelle Ethel et il va venir. Me chercher.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+Domaine+%3a+Ethel&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1544.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1544.entry</guid><pubDate>Thu, 17 Apr 2008 11:09:04 GMT</pubDate><slash:comments>2</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!1544/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1544.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-04-17T11:09:04Z</dcterms:modified></item><item><title>Domaine : Renfield</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1429.entry</link><description>&lt;p&gt;Des mouches. Des petites mouches. Oh, comme elles volent, elles sont libres, elles. Bzzz. Bzzz. Leur petit corps tout rond, leurs pattes qui s’agitent, leurs yeux qui voient tout, qui voient le monde au travers d’un kaléidoscope. Et elles voyagent, elles parcourent le monde et explorent à leur échelle toute la richesse qui leur est offerte. Oh, petites mouches. Venez à moi ! 
&lt;p&gt;Comme j’aime à les sentir se débattre sur ma langue ! Je résiste à cette sensation pas si désagréable de chatouillis, et j’attends qu’elle se fatigue, qu’elle s’englue dans ma salive. Alors, alors, je l’avale. Quelle puissance ! Quel pouvoir de sentir la vie s’étioler, l’absorber ainsi ! 
&lt;p align=justify&gt;Vingt-six. Vingt-six. Vingt-six. &lt;i&gt;Vingt&lt;/i&gt;-six. Vingt-&lt;i&gt;six&lt;/i&gt;. Une pour chaque année écoulée. Amusant, tiens. Cela fait maintenant quatre ans que je suis enfermé ici. La pièce fait six mètres cinquante de côté soit une superficie de quarante-deux virgule vingt-cinq mètres carrés. Une bien grande cellule, bien propre, avec un mobilier tout confort. Si je compte la superficie du mobilier, il me reste environ vingt mètres carrés pour me déplacer. Mais les mouches viennent à manquer. 
&lt;p&gt;Aujourd’hui : poulet rôti et haricots verts. Le poulet est mort depuis plusieurs jours déjà ; il est trop cuit, sec, inutile désormais. Je n’ose leur demander un poulet vivant, ils me croiraient fou. Leurs tests déjà les induisent en erreur. &amp;quot; Troubles psychotiques dus à un stress mental important et à une tendance schizophrène. &amp;quot; ou un truc du genre. Je ne suis pas très au fait de ce qu’ils me trouvent. Demandez à un médecin de vous expliquer votre maladie, il vous parlera en latin. 
&lt;p&gt;Joyeux anniversaire, moi. Quatre ans. Déjà ? Je me rappelle encore lorsqu’ils m’ont amené ici. &amp;quot; Stress mental &amp;quot;, tu parles ! Ils m’ont accusé d’homicide volontaire. L’enquête n’a jamais vraiment abouti, sinon ils auraient suspecté la présence d’une tierce personne, d’un complice comme ils disent. La douleur ne partait pas au début ; l’absence, une pointe de remords, mais surtout le manque. Et puis les mois ont passé, et j’ai oublié le visage de ma femme. Quand je ferme les yeux, je ne vois que ces tâches rouges qui s’étalent sur le tapis, absorbées par les fibres, et qui s’étendent, s’étendent, jusqu’à lécher mes pieds nus. Le sang est chaud ! Cela m’avait provoqué des picotements sur la plante des pieds. 
&lt;p&gt;Quatre ans. Il est parti, mais il m’a dit qu’il reviendrait. Alors je me suis préparé. Des mouches…&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+Domaine+%3a+Renfield&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1429.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1429.entry</guid><pubDate>Thu, 13 Mar 2008 12:32:55 GMT</pubDate><slash:comments>2</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!1429/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1429.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-05-08T11:48:53Z</dcterms:modified></item><item><title>Domaine : Trois Soeurs</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1395.entry</link><description>&lt;p&gt;Je les ai rencontrées lors d’une soirée en boîte de nuit – moi qui n’y vais que si rarement. J’avais pas mal éclusé, et à regarder danser tous ces corps, lascifs et exhibés, dans un simulacre de séduction primaire, je réprimais avec force des pensées malsaines. Les rythmes sourds et le volume excessif de la musique presque tribale empêchaient toute conversation et tout se résumait à des gestes suffisamment expressifs – un doigt levé pour commander un verre, un doigt vers le dancefloor pour proposer un corps à corps moite – et les plus hardis approchaient leurs lèvres de l’oreille de leur cavalier / cavalière (il y avait ce soir-là autant d’amazones que de fiers guerriers ; l’évolution de la société !) pour hurler leurs mots doux – ou les propositions plus salaces qui se terminaient généralement dans les toilettes infectes de la boîte. 
&lt;p&gt;Je les vis, et je ne pus ôter mon regard de ces corps d’adolescentes. Elles dansaient dos à dos sur le côté de la piste, et les mâles en rut, dans une danse de charme, s’approchaient d’elles, faisant mine de les embrasser, de les toucher, de les attirer dans leur rets. Mais je devinais – je savais – qu’ils étaient, eux, pris au piège de leur charme. Parfois leurs yeux, que je pensais verts pour celle qui semblait être la plus jeune, noirs pour les deux autres, se posaient sur l’un des jeunes hommes et alors il se figeait, rien qu’un instant, et elles se penchaient alors sur lui et lui murmuraient de fugaces incantations au creux de l’oreille. 
&lt;p&gt;Comment les décrire par un vocabulaire approprié ? Elles étaient irréelles. Leurs vêtements ajustés comme une seconde peau ne cachait que peu leur féminité. Elles étaient femme-enfant, elles semblaient vieilles, expérimentées, affamées, animées de pulsions sexuelles intenses. Leur chevelure était flamme, Leur regard était braise, leur corps incendie. Dansaient-elles au beat de la musique, où imposaient-elles leur rythme à la sono ? L’une d’elles s’éloigna avec une de ses proies, tel la chatte empoignant une souris tremblante, et la porte des toilettes se referma sur eux tel un couperet. Ils revinrent quelques minutes plus tard, et l’homme affichait une béatitude, un ravissement qui aurait pu rappeler la jouissance post coïtale à l’œil non avisé. Mais on y lisait aussi une horreur sans nom que le cerveau noyait sous un flot d’abnégation et d’images lascives afin de masquer la réalité qui était : elle s’était nourri de lui. Et malgré les projecteurs de couleurs, sa peau semblait bien trop pâle. Les filtres chromatiques lui conféraient une aura maladive. 
&lt;p&gt;Et toujours elles dansaient l’une contre l’autre, et parfois elles emmenaient une de leur proie dans un recoin sombre de la salle, blottissant leur visage dans le cou de leur victime, lapant la liqueur de vie mêlée à la sueur âcre ; j’imaginai la plus vicieuse des trois agenouillée entre les jambes d’un de ses – dîners, tétant semence et sang alors que le pauvre hère sombrait dans une douce léthargie. 
&lt;p&gt;J’avalais un cocktail supplémentaire, à la fois émoustillé et dégoûté de ce spectacle. 
&lt;p&gt;Trois heures du matin s’inscrivirent en lettres de néon au-dessus du DJ, qui hurla « C’est l’heure de la dernière secousse ! » avant de lancer un remix particulièrement ravageur du &lt;em&gt;Shake Your Blood&lt;/em&gt; de Probot. La voix rauque de Lemmy hachurée et entrecoupée de rires qui me faisaient penser à la fin du clip de Thriller. Un rire de série Z, de savant fou voulant envahir le monde. De vampire d’opérette. 
&lt;p&gt;Les rares survivants qui n’étaient ni saouls à mort, ni endormis la tête contre les baffles transpiraient sur la piste où la foule désormais clairsemée se regroupait autour des trois vamps. Hommes et femmes, séduits, réduits, empoisonnés. Et mes trois sorcières caressaient leurs proies, riaient de leur air hébété, mordillaient ici un lobe, là pinçaient un téton. 
&lt;p&gt;C’est alors que je me levais et entrait dans la danse. 
&lt;p&gt;Leur regard se tourna vers moi, et elles humèrent l’air qui m’entourait, s’enivrant des effluves de musc, de poivre et d’essence de tabac qui émanaient du parfum que j’avais concocté spécialement pour ce genre de situation : quelque chose de sauvage, de violent, d’incontrôlable. Leurs victimes leur paraissait soudainement pâles, esquissées, et je savais que je leur semblai un mets de choix. Elles s’approchèrent, ondulant telles des vouivres, leur mains retroussant leur mini-jupe pour laisser apparaître le renflement de leur entrejambe. L’une d’elle me dévisageait, une fine rigole de sang s’écoulant le long de sa lèvre inférieure, et me souriait avec une désinvolture animale. Voilà, elles étaient devant moi. Elles me frôlaient de leur index manucuré, tentaient leurs tours de sorcières sur moi, sans effet. Mais je ne leur fit pas voir, et jouait le jeu, les caressant derechef. J’observai dans le grand miroir nos reflets respectifs et pensai à cette icône que j’avais entrevue dans une vieille église désaffectée de Saint Petersbourg, honorant le combat épique d’un preux chevalier contre une hydre tricéphale. Car ici, elles ne faisaient qu’un, cherchant à m’hypnotiser, m’empoisonner de leur parfum trop sucré à mon goût. Leurs yeux m’invitaient à des délices interdites, me promettaient les pires tourments de luxure dans leurs bras. Je rompis le charme en me dirigeant vers la sortie de la boîte de nuit. 
&lt;p&gt;Je &lt;em&gt;savais&lt;/em&gt; qu’elles me suivraient, car je les tenais. 
&lt;p&gt;J’attendis donc, adossé à mon pick-up, et elles firent leur apparition, accompagnées de trois valeureux hidalgos alors que des volutes de fumigènes les entouraient. Leur rire était froid et cynique, mais les mâles ne semblaient pas s’en apercevoir. Elles déposèrent un baiser – mordant – sur la bouche de leur chaperon, puis se dirigèrent vers moi. Pas un mot ne fut exprimé, elles montèrent dans mon véhicule, rajustant leur jupe comme de naïves écolières, puis je grimpai à mon tour et démarrai le moteur, qui se mit à vrombir de fureur et d’envie. 
&lt;p&gt;Nous arrivâmes une demi-heure plus tard à mon repaire – une modeste villa aux environs de la ville, suffisamment en retrait pour profiter du calme et du charme de ces petites campagnes. Je m’étais à peine installé, et bon nombre de cartons encombraient encore certaines pièces inoccupées. Aucune décoration n’ornait les murs. Je n’avais pas pris le temps de sortir les tentures familiales des rouleaux qui les protégeaient. J’avais tout mon temps pour parfaire ce qui serait, je l’espère, ma demeure pour quelques années encore. 
&lt;p&gt;Elles se dirigèrent d’un seul corps vers la cheminée éteinte et s’affalèrent dans le sofa moelleux. Je m’affairai donc à allumer un feu plus décoratif qu’utile en ces temps estivaux. Les flammes rougeoyantes se reflétaient dans le regard des trois silhouettes, mi-gazelles mi-panthères. J’ouvris une bouteille de champagne, et leurs yeux pétillèrent. Enfin, j’entendis leur voix. 
&lt;p&gt;— Quel gentleman ! J’adore ces petites bulles, elles me rendent complètement désinhibée… Et ce disant, elle empoigna la chevelure de sa consœur et l’embrassa suavement. Puis elles rirent à gorge déployée, brisant le tiède silence qui s’installait, et ce rire avait une teinte mauve. Elles se mirent à ramper dans ma direction, levant leur regard concupiscent vers moi. Je laissai couler le champagne sur le carrelage immaculé et elles se mirent à le laper, toujours riant, cambrées à l’extrême et faisant saillir leur croupe de leur fuseau aux couleurs criardes. Elles avaient faim, et soif. Mais je décidai de les faire languir, rien qu’un peu. 
&lt;p&gt;Je m’assis dans le sofa, où elles vinrent se lover contre moi alors que la plus jeune entamait une danse lascive, auréolée du feu de la cheminée. Elle tournoyait, ses cheveux comme des vagues écarlates, et ôta ses vêtements qu’elle me jeta négligemment. Ses sœurs me caressaient le torse, passant leurs doigts aux ongles effilés dans ma chevelure poivre et sel. 
&lt;p&gt;Puis, Vénus souillée, elle s’agenouilla et entreprit de me défaire de ma ceinture. C’était le moment. 
&lt;p&gt;Je la repoussai d’un coup de pied, sec et brutal, et, attrapant les deux péronnelles par les cheveux, je les jetai à terre. Elles me fusillèrent alors du regard et feulèrent telles les félines catins qu’elles étaient ; elles dévoilèrent leurs dents aiguisées et se précipitèrent sur moi avec rage. 
&lt;p&gt;Comme j’aime ces moments où leur faiblesse se met au grand jour ! Elles n’étaient qu’animalité, sauvagerie, sans aucun style. Il me suffit alors de les figer de mon regard écarlate, alors que monte en moi cette soif inextinguible. Elles gémissent soudainement de crainte et d’appréhension, et reculent, apeurées, attendant – en proie au masochisme latent de leur espèce – les sanglantes représailles. 
&lt;p&gt;Je choisis tout d’abord la plus faible de ces créatures ; je sentais palpiter son cœur, et son sang sourdre dans ses veines poisseuses ; fermant les yeux à demi, je pouvais visualiser le réseau que constituais son corps, et le nectar carmin qui coulait à chaque pulsation. Il me suffit alors de refroidir la température de son épiderme jusqu’à atteindre le point de non retour. Ses sœurs effarées observaient le bleuissement de sa peau, et je voyais son sang se figer ; et enfin son cœur cessa de battre. Je m’approchai et enfonçait profondément ma main griffue, ma main qui tue, pour extraire la vie de ce corps refroidi. 
&lt;p&gt;La haine et le silence envahirent les demoiselles effarouchées, et elles se jetèrent sur moi telle deux furies. Ah ! Le goût de la chasse me revenait, ces folles soirées de ma jeunesse où nous courrions à travers plaine capturer un gibier fumant… j’attrapais à la gorge la sorcière au tatouage équivoque – une rose enlaçant un objet oblong – et serrait jusqu’à faire gicler l’hémoglobine ; et d’un regard que je savais de flamme, j’invitai sa compagne à ne plus bouger. Je décidai de lui laisser la vie sauve, afin que son maître sache que j’étais revenu et que je revendiquais mon territoire. 
&lt;p&gt;Je hais ces goules. &lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+Domaine+%3a+Trois+Soeurs&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1395.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1395.entry</guid><pubDate>Thu, 28 Feb 2008 12:30:25 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!1395/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1395.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-05-08T11:48:30Z</dcterms:modified></item></channel></rss>