<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet type='text/xsl' href='http://sexblogrock.spaces.live.com/mmm2008-07-24_12.50/rsspretty.aspx?rssquery=en-US;http%3a%2f%2fsexblogrock.spaces.live.com%2fcategory%2fAmor%2bFidelis%2ffeed.rss' version='1.0'?><rss version="2.0" xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" xmlns:msn="http://schemas.microsoft.com/msn/spaces/2005/rss" xmlns:live="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" xmlns:dcterms="http://purl.org/dc/terms/" xmlns:cf="http://www.microsoft.com/schemas/rss/core/2005" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Sex, Blog et Rock'n Roll (LOL, MDR, ;), et accessoirement #QPUC): Amor Fidelis</title><description /><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/?_c11_BlogPart_BlogPart=blogview&amp;_c=BlogPart&amp;partqs=catAmor%2bFidelis</link><language>en-US</language><pubDate>Sat, 06 Sep 2008 20:58:09 GMT</pubDate><lastBuildDate>Sat, 06 Sep 2008 20:58:09 GMT</lastBuildDate><generator>Microsoft Spaces v1.1</generator><docs>http://www.rssboard.org/rss-specification</docs><ttl>60</ttl><cf:parentRSS>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/feed.rss</cf:parentRSS><live:type>blogcategory</live:type><live:identity><live:id>-1618521025400157662</live:id><live:alias>sexblogrock</live:alias></live:identity><cf:listinfo><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="typelabel" label="Type" /><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="tag" label="Tag" /><cf:group element="category" label="Category" /><cf:sort element="pubDate" label="Date" data-type="date" default="true" /><cf:sort element="title" label="Title" data-type="string" /><cf:sort ns="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" element="comments" label="Comments" data-type="number" /></cf:listinfo><item><title>21</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1870.entry</link><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font color="#548dd4"&gt;Après une rupture difficile, Lans et Adam partent de leur côté pour vivre une nouvelle vie...&lt;/font&gt;&lt;/em&gt; 
&lt;hr&gt;

&lt;p&gt;Les jours s’étirèrent en mois, les mois en années. L’enfant grandit, devant un garçon vif et éveillé ; Lans eut quelques amantes, des mères de passage pour Adam qui jamais ne posa de question sur celle qui l’avait enfanté. Il était suffisamment intelligent – de cette intelligence animale qui se rapprochait de l’instinct – pour sentir le tabou, ou peut-être le danger inhérent à ce sujet. Il profitait alors de ces présences féminines qui s’extasiaient de la blondeur de ses cheveux, du topaze de ses yeux. Ils passèrent plusieurs années au Nicaragua puis traversèrent l’Océan Pacifique pour rejoindre l’Equateur. La vie y était dure, et Lans travailla plusieurs années à élaguer les bananiers pour le plus gros producteur du pays, alors que son fils, alors âgé de neuf ans, grimpait aux arbres pour y couper les régimes et les faire descendre dans des paniers astucieusement manœuvrés par cordages.
&lt;p&gt;L’enfant devint un adolescent à la peau mate, dorée par le soleil, aux yeux translucides et à la chevelure couleur des blés mûrs ; Lans, lui, vit son visage se creuser de rides profondes sur sa peau cuivrée, où parfois, malgré lui, lorsque les nuits passaient, solitaires, une rivière amère et salée coulait. Adam était, lui aussi, taciturne. Malgré son charisme, il n’avait que peu d’amis, préférant la solitude et la contemplation des vagues s’échouant sur la rive plutôt que les plaisirs de la ville. Les jeunes équatoriens arpentaient les bars, karaokés et boîtes de nuit, noyant leur insouciance dans des cocktails aux couleurs chamarrées. Le jeune garçon et ses rares comparses préféraient un feu de plage où grillaient quelques poissons péchés du jour ou des brochettes achetées au boucher, et ils parlaient. Longuement, ils parlaient, de leurs espoirs, de leurs envies ; ils questionnaient surtout Adam, peu laconique, mais dont la tête était emplie de questions, sur son identité propre. Qui étaient ses parents ? Ils ne pouvait se résigner à demander à son père, car les réponses plus que leur absence l’effrayaient. Lans n’inscrivit pas son fils immédiatement à l’école. Il lui apprit d’abord à lire et à écrire, à compter, et tous les rudiments de culture générale qu’il gardait de son ancienne vie. Il transmit le goût de la lecture au jeune Adam, et bientôt leur modeste appartement fut envahi de livres de toutes sortes : biographies, romans d’aventure, essais philosophiques, contes et légendes des quatre coins du monde. L’enfant se passionnait pour l’Iliade et L’Odyssée et dessinait d’épiques combats entre un Ulysse et un Cyclope très stylisés.
&lt;p&gt;Les études n’étaient pas son fort, mais Lans redoubla d’énergie pour lui insuffler cette farouche volonté qui l’animait. Son fils aurait toutes ses chances.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+21&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1870.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1870.entry</guid><pubDate>Mon, 11 Aug 2008 11:39:30 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!1870/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1870.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-08-11T11:39:30Z</dcterms:modified></item><item><title>20</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1667.entry</link><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font color="#548dd4"&gt;Olivia est partie avec Bahrent, son mari qu'elle avait quitté pour refaire sa vie loin, très loin. Comme quoi, la vie, des fois. L'idylle entre Lans et Olivia c'est du passé désormais...&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;
&lt;hr&gt;

&lt;p&gt;Au petit jour les rayons déjà ardents paraient les contours de l’hacienda de fils d’or ; un trait de lumière vint frapper le front perlé de sueur de Lans ; il se leva, encore engoncé dans les bras de Morphée, et se dirigea d’un pas traînant vers la salle d’eau ; au-dehors le pépiement des moineaux emplissait peu à peu les jardins. L’homme s’humecta le visage, laissant l’eau fraîche couleur le long de sa nuque, et s’observa dans le miroir. Son regard trahissait le désespoir, le vide qui le hantait. Il tendit le poing vers son image, et reposa son front contre la vitre froide. Il était las, inquiet, terrifié même, plus qu’il ne l’avait jamais été, et l’image du corps inerte de Menith lui revint brusquement. Et cette flaque rougeâtre qui s’étalait sous lui, et se rapprochait pour lui lécher les pieds, comme un déferlante implacable… Il devait oublier Menith, l’oublier définitivement, comme il devrait oublier Olivia, un jour.
&lt;p align=justify&gt;Il réalisa qu’il n’avait pu dire adieu à la petite Eve. Qu’adviendrait-il de cette fragile fleur ? Bahrent s’était-il réellement amendé ? (&lt;i&gt;Et toi&lt;/i&gt;, lui soufflait son inconscient, &lt;i&gt;As-tu expié ton crime ?&lt;/i&gt; Ce n’est pas pareil, se rétorquait-il. La mort de Menith était un… accident. Il ne devait plus y penser)
&lt;p&gt;Après le petit déjeuner, il se dirigea vers le bureau du père supérieur et lui exposa son projet ; et lorsque le père Rodrigue eut exprimé ses regrets, qui n’eurent point raison de la détermination naissante et farouche de Lans, il rangea ses maigres biens dans un sac à dos, accrocha solidement les couvertures et les ustensiles que lui donnèrent les moines du dispensaire, et porta Adam contre lui, l’enroulant dans une écharpe qu’une cholita lui avait tricoté et sur laquelle elle avait brodé les mots &amp;quot; Niño de luz &amp;quot;.
&lt;p&gt;Ainsi harnaché, il se rendit au port de la Havane et embarqua dans un bateau en partance pour Cancún. Alors qu’il regardait s’éloigner les côtes cubaines, il sentit que quelquechose resterait à jamais enraciné là-bas. Sur son ventre, Adam dormait profondément. Peu à peu, l’homme laissa le rythme respiratoire de l’enfant le bercer, l’apaiser ; la douleur s’estompait, et de nouvelles perspectives s’ouvraient à lui. Il vivrait désormais pour l’enfant, et lui prodiguerait les soins d’un père ; il serait ses racines, il serait son terreau, et il l’aiderait à devenir un homme de bien.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+20&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1667.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1667.entry</guid><pubDate>Tue, 24 Jun 2008 11:30:34 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!1667/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1667.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-06-24T11:30:34Z</dcterms:modified></item><item><title>19</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1609.entry</link><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font color="#548dd4"&gt;(Courage, c'est bientôt fini) Bahrent, le mari d'Olivia apparaît comme par miracle au dispensaire de San Miguel pour reconstruire leur vie. Et Lans dans tout ça ? Et Adam ? Et Evanescence ? Je vous jure, il y en a qui doute de rien...&lt;/font&gt;&lt;/em&gt; 
&lt;hr&gt;

&lt;p&gt;La lune s’était levée et éclairait le visage de Lans au travers des feuilles de palmiers ; il aimait sentir la tiède brise vespérale soulever les rideaux de la moustiquaire et s’engouffrer, lui donnant la chair de poule. Adossé aux montants de son lit, il laissait son regard errer sur les pages du roman qu’il était en train de lire. Son esprit divaguait, dessinant les traits d’Olivia. Lorsque celle-ci pénétra dans sa chambre, il se leva brusquement et se précipita vers elle ; puis il la prit dans ses bras, la serrant et lui prodiguant toute la chaleur que son corps pouvait lui apporter. Elle se recula légèrement, et dans ses yeux on pouvait lire une froide résignation.
&lt;p&gt;- Lans, tu… Mon mari est venu me chercher. Nous allons partir nous installer dans son village natal. Et nous emmenons Eva avec nous.
&lt;p&gt;- Je croyais qu’il était en prison ?
&lt;p&gt;- Il a payé sa dette. Il veut se racheter. Quand il a su qu’il avait failli me perdre à tout jamais, il a compris combien j’étais importante pour lui et combien il m’avait fait du mal.
&lt;p&gt;- Et tu le crois ?
&lt;p&gt;- J’en ai envie. J’en ai besoin. Oh, Lans, c’est toi qui voulais partir ! J’aurais tant aimé que l’on reste ensemble, mais depuis des mois tu me traites avec indifférence ! Pourquoi ? Pourquoi cet éloignement ? Qu’ai-je fait ?
&lt;p&gt;- Ce n’est pas toi, Olivia ; c’est moi, c’est mon passé qui me rattrape… Tu ne me connais pas, tu ne sais rien de moi, de qui je suis vraiment. Je dois repartir à zéro. Et j’ai trop peur de te faire du mal. Je t’aime tellement !
&lt;p&gt;- Tu m’aimes, donc tu pars ? Et que dois-je faire moi ? Que dois-je dire ? Bahrent me propose un avenir. Je m’en contenterai.
&lt;p&gt;- Et Adam ? L’emmèneras-tu avec toi ?
&lt;p&gt;- Non. Je ne lui ai pas parlé d’Adam. Adam fait partie d’une parenthèse que je dois refermer – à tout jamais. Je suis ici pour te dire adieu, Lans.
&lt;p&gt;Et elle l’embrassant, écrasant son bassin contre celui de son amant. Leur étreinte brûlante ne dura pas plus d’une heure durant laquelle elle étouffa ses feulements de plaisir dans la nuque de Lans ; et chaque râle soulevait chez lui une souffrance indicible, comme si son cœur était percé de mille épines.
&lt;p&gt;Elle le quitta dans un dernier silence, et sans se retourner elle rejoignit son mari. &lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+19&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1609.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1609.entry</guid><pubDate>Thu, 12 Jun 2008 11:18:41 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!1609/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1609.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-06-12T11:18:41Z</dcterms:modified></item><item><title>18</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1596.entry</link><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font color="#548dd4"&gt;Après le crash de l'avion et le sauvetage des rescapés, chacun mène sa petite vie dans le dispensaire de San Miguel de la Havane. Olivia a accouché, merci pour elle. Mais l'idylle née sur cette île déserte semble menacée...&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;
&lt;hr&gt;

&lt;p&gt;L’enfant naquit à la septième heure du soir. La lumière déclinante du jour auréolait son visage ensanglanté ; son cri sonna aux oreilles exténuées d’Olivia comme une délivrance, le glas triomphant de cette union miraculeuse mais, elle en était consciente, déjà aux bords de l’abîme. Lans, dans leurs rares moments d’intimité, l’avait conduit dans la roseraie ; et là, assis tous les deux sous l’écrasante multitude odoriférante, dans ce déluge de pourpres et carmins, il lui avait pris la main, et lui avait annoncé son départ prochain. D’une voix étranglée, il disait devoir partir, sans l’expliquer, proposant d’emmener la petite Evanescence avec lui, parcourir le monde et lui faire découvrir les richesses cachées, les peuplades où les mots hospitalité, pardon et renouveau signifiaient quelque chose. Il projetait de partir pour les steppes mongoles, la pampa bolivienne, le bush australien. Lorsqu’elle accoucha, il était là, auprès d’elle, les larmes aux yeux. Il murmura le nom de son fils à plusieurs reprises, comme une incantation. Adam, fils de Lans Henriksson et d’Olivia Ortega, aux yeux azur et à la peau hâlée déjà.
&lt;p&gt;Lorsque Bahrent débarqua au dispensaire, Olivia crut défaillir. Cela faisait presque trois mois qu’ils étaient hébergés dans ce havre, et si la plupart avaient rejoint leur famille, certains, sans attache, avaient préféré rester et continuer à offrir leurs services en échange de l’hospitalité des autochtones. Quelques-uns avaient trouvé à loger chez l’habitant, non loin, et peu à peu se créaient ainsi un nouvel environnement, une nouvelle famille. Un ancien comptable d’une société d’import-export s’était penché sur les comptes du dispensaire et les avait aidés à faire fructifier leurs biens, permettant de substantielles acquisitions et réparations : électricité, plomberie, menuiserie.
&lt;p&gt;Lans, quant à lui, résigné à larguer les amarres tôt ou tard, ne parvenait cependant à partir et laisser derrière lui la femme qu’il aimait – et son enfant. Le sombre présage néanmoins planait toujours au-dessus de lui. Il était le suivant : un corbeau dépeçant un chat crevé dans une ruelle obscure. Et dans l’œil du charognard, un poignard étincelant.
&lt;p&gt;Ainsi, lorsqu’il vit l’imposante carrure de Bahrent à contre-jour dans le patio du dispensaire, sa chevelure de nuit dénouée flottant librement sur ses épaules, comme une déferlante goudronneuse, et cette balafre qui lui barrait la joue, comme une ligne écrite en rouge dans le livre de sa tumultueuse vie. Et lorsqu’il le vit se précipiter vers la frêle silhouette d’Olivia alors que lui-même allait la rejoindre, il retint ses pas, et attendit. Il compris alors que la parenthèse se refermait inexorablement. Et rejoignit sa cellule, alors qu’une frêle goutte salée dévalait les sillons de sa joue.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+18&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1596.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1596.entry</guid><pubDate>Mon, 02 Jun 2008 11:39:16 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!1596/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1596.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-06-02T11:39:16Z</dcterms:modified></item><item><title>17</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1557.entry</link><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font color="#548dd4"&gt;Les rescapés du vol 751 ont été recuillis par un navire de la marine américaine. Ils sont sauvés, mais pour combien de temps ? Et de qui, de quoi ? Ce qu'il y a de bien avec cette série, c'est comme le &amp;quot;Loft&amp;quot; : il ne se passe rien mais on reste dans l'expectative.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;
&lt;hr&gt;

&lt;p&gt;La jeune Eva avait retrouvé la volubilité naturelle d’une fillette de neuf ans, dévalant les coursives en compagnie des autres enfants qui, parmi les rescapés, auraient pu être ses compagnons de jeu durant ces mois d’isolement. Même le commandant de bord était tombé sous le charme de cette enfant solitaire qui étreignait avec force la modeste poupée de liane tressée modelée par Lans. Ses grands yeux noirs si graves absorbaient l’attention des adultes qui la croisaient, et sa chevelure aile de corbeau, toujours brillante, hantait les longs couloirs nus du vaisseau.
&lt;p&gt;Tous furent débarqués à deux jours de là, dans le petit port de Varadero, où une navette les attendait, qui les mena directement à la Havane. Là, les autorités prirent en charge l’ensemble des survivants et leur fournirent vêtements, papiers d’identité et quelque menue monnaie pour contacter leurs proches sur le continent et leurs assurances.
&lt;p&gt;Ils furent ensuite conduits au dispensaire de Santa Miguel où un prêtre au teint rubicond les guida, traversant une cour arborée, jusqu’à un dortoir aménagé ; des lits de camps, des cuvette d’eau fraîche, et un crucifix au dessus de chaque couchage. On leur expliqua dans la langue espagnole qu’ils pouvaient rester une semaine et qu’ensuite ils devraient soit quitter l’île soit trouver à se loger dans les hôtels de la capitale.
&lt;p&gt;Les femmes s’affairaient au jardin et dans les cuisines tandis que les hommes prêtaient main forte qui pour la rénovation du toit, qui pour la tournée quotidienne dans les bidonvilles et les quartiers défavorisés pour distribuer nourriture, vêtements et bonne parole.
&lt;p&gt;Malgré l’activité et la foule grouillante de la Havane, tous se sentaient moins vivants que sur l’île ; une chose leur manquait, cette fragile liberté, cette agréable précarité qu’ils allaient quitter pour revenir à leur doux foyer, leur confort urbain.
&lt;p&gt;C’est alors qu’elle cueillait des amaryllis pour confectionner un bouquet afin de fleurir l’autel de Santa Maria qu’Olivia sentit les premières contractions lui tordre le ventre. &lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+17&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1557.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1557.entry</guid><pubDate>Fri, 02 May 2008 11:12:05 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!1557/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1557.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-05-02T11:12:05Z</dcterms:modified></item><item><title>16</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1523.entry</link><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font color="#548dd4"&gt;Olivia est enceinte ; l'amour de Lans a été fécond. Une nouvelle donnée dans le problème : comment rendre cette histoire intéressante ? Va-t-elle accoucher d'un enfant vampire ? Sera-t-elle dévorée de l'intérieur ? Finira-t-elle son sudoku force 4 ?&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;
&lt;hr&gt;

&lt;p&gt;Sa grossesse fut un événement sur l’île. La population entière – une centaine de personnes, prodiguait à Olivia tout l’amour et les soins dont elle pouvait avoir besoin. Heureux hasard, un médecin gynécologue faisait partie des rescapés, et il put ainsi suivre l’évolution de cette gestation dans des conditions peu communes. Ils établirent aux abords de la jungle, suffisamment loin de la plage pour que le sable ne s’y infiltre pas, un dispensaire sauvage. La jeune femme ressentait une douce plénitude l’envahir alors que tous bourdonnaient autour d’elle ; quant à Lans, il la comblait, l’entourant de fleurs aux parfums mystérieux et entêtants, aux couleurs vives et chantantes.
&lt;p&gt;Leur enfant adoptive même devint plus volubile, accueillant cette future naissance comme un cadeau. Et c’était une pléthore de petits noms, et des projets, des secrets partagés – et lorsque l’enfant posait sa tête auréolée de ses longs cheveux noirs sur le ventre qui maintenant s’arrondissait, et qu’elle chuchotait au petit être ces mots qu’elle ne disait à personne, Olivia sentait monter à ses yeux des larmes de soulagement. Enfin, Evanescence était libérée. Enfin, les fantômes semblaient apaisés.
&lt;p&gt;Il fut midi.
&lt;p&gt;Le soleil brunissait les peaux, réchauffait les cœurs, tous peu à peu oubliaient leur condition de naufragés, si ce n’est ce feu perpétuel à la pointe de l’île nourri de feuilles de palmier, produisant une fumée noire et âcre qui devait se voir à des dizaines de kilomètres – l’espéraient-ils.
&lt;p&gt;Aussi, lorsqu’une corne retentissante vint briser la monotone litanie du flux marin entrecoupé parfois des cris d’oiseaux chamarrés, un long silence s’étendit sur la plage. Puis ce fut un concert de cris, alors qu’un vaisseau apparut à l’horizon, dans la lumière rougeoyante du jour déclinant. Un sentiment contradictoire de libération et de regret les envahit, à mesure que le bateau – l’US Wellstone – se profilait, cessant son approche et masquant la lueur aveuglante de l’astre du jour alors qu’une navette était dépêchée aux abords de la plage.
&lt;p&gt;Olivia, Lans et Eva furent parmi les premiers embarqués, parmi les personnes dont l’état de santé semblait le plus préoccupant aux officiels du navire, d’ailleurs surpris par les teints hâlés et les corps vigoureux des rescapés.
&lt;p&gt;Et la nuit s’annonça, le ciel parsemé d’étoiles éclairant l’US Wellstone qui s’éloignait de l’île un instant asile des passagers du vol 751 pour La Havane, et bientôt de nouveau vierge de toute trace humaine. &lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+16&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1523.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1523.entry</guid><pubDate>Tue, 08 Apr 2008 11:40:31 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!1523/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1523.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-04-08T11:40:31Z</dcterms:modified></item><item><title>15</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1428.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font color="#548dd4"&gt;Lans et Olivia vivent enfin leur amour. Ils vont tenter d'apporter à Eva la lumière qu'il lui manque. Et bien que piR soit mon meilleur ami, l'île ne sera pas engloutie par un terrible raz de marée provoqué par les essais nucléaires de la dictature cubaine, engendrant des monstres protozoïques de vingt-trois mètres de haut.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;
&lt;hr&gt;

&lt;p align=justify&gt;Le jour succéda à la nuit ; le soleil continuait sa course, et les gens sur l’île, loin de se laisser aller au désespoir de leur sort, semblaient apprécier leur coin de Paradis, loin de la criminalité, de la grisaille et des tracas de la vie quotidienne de leurs villes natales. Parfois cependant, on entendait dans l’obscurité des pleurs retenus, le souvenir des familles laissées sur le continent, inquiètes et sans nouvelle.
&lt;p align=justify&gt;Lans et Olivia déployaient tous leurs efforts pour arracher un sourire à Evanescence. La fillette les suivait dans leurs déplacements sur l’île en quête de nourriture ; parfois le couple la surprenait à écrire des mots dans le sable, mais dès qu’elle détectait leur présence, elle s’empressait d’effacer ses dessins, et retombait dans son mutisme habituel.
&lt;p align=justify&gt;L’homme eut l’idée de sculpter une poupée dans un bout de bois flotté ; l’œuvre était grossière, mais il avait pu l’ornementer quelque peu avec de larges feuilles et quelques coquillages collés avec de la sève. L’ardeur qu’il avait déployé à la fabriquer compensait la relative maladresse de l’ensemble.
&lt;p align=justify&gt;Lorsqu’il l’offrit à l’enfant, il ne put s’empêcher de constater que ses yeux avaient, un instant, brillé comme jamais. Elle avait bredouillé un vague merci et était reparti avec son jouet. C’était peu mais déjà un pas de franchi. Lorsque le soir vint, il alla la border dans son lit de feuilles de palme et de mousse séchée ; elle dormait profondément, accrochée à sa poupée. Elle marmonna un &amp;quot; papa &amp;quot; qui fendit le cœur de Lans. Mais le combat était gagné, il le savait.
&lt;p align=justify&gt;Il raconta l’anecdote à Olivia qui sourit et l’enlaça. Leur parentalité forcée les enchantait l’un comme l’autre.
&lt;p&gt;Puis Olivia tomba enceinte.&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+15&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1428.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1428.entry</guid><pubDate>Wed, 12 Mar 2008 12:39:34 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!1428/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1428.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-03-12T12:39:34Z</dcterms:modified></item><item><title>14</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1268.entry</link><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font color="#548dd4"&gt;Après le crash de l'avion qui les menait à Cuba, Olivia et Lans ont découvert l'identité de l'enfant : elle s'appelle Eva, et désormais il leur revient de la sauver...&lt;/font&gt;&lt;/em&gt; 
&lt;hr&gt;

&lt;p&gt;Les rescapés s’organisaient au mieux, s’adaptant bon gré mal gré à leur situation précaire. Le temps restait au beau fixe, aucun animal sauvage ne venait troubler leur quiétude. Chacun dans la mesure de ses capacités apportait sa contribution. L’île aurait pu sembler un éden tant elle offrait aux survivants tout ce dont ils avaient besoin : de l’eau potable, des fruits et autres baies comestibles, des troupeaux d’herbivores qui n’avaient jamais connus de prédateur, et un lagon qui fournissait du poisson à profusion. Aucun moustique ne venait troubler la quiétude de leurs nuits, bercées par le ressac de l’océan sur la grève tranquille. Un autel, large cairn où chaque pierre était un défunt, avait été élevé au centre de la plage et toutes les nuits un grand brasier y était allumé. 
&lt;p&gt;Lans et Olivia avaient tenté de ramener le sourire sur le visage austère d’Eva, la seule enfant encore en vie. Ils l’emmenaient avec eux dans leurs excursions tropicales, et Lans s’amusait parfois à grimper aux arbres en imitant le cri du singe, ce qui faisait rire la jeune femme aux éclats. Peu à peu un hâle doré avait coloré sa peau et elle avait vite repris des forces. La chevelure de Lans, d’habitude d’une couleur passable de blé pas mûr avait pris une blondeur qui paraissait translucide quand le soleil était au zénith. 
&lt;p&gt;Seule Eva restait obscurément pâle, quand bien même elle mangeait à satiété et participait aux activités quotidiennes. Elle ne semblait pas malade, mais restait prostrée dans un mutisme qui inquiétait ses parents d’adoption. 
&lt;p&gt;Instinctivement Olivia s’était rapprochée de Lans. Elle se sentait en confiance, à l’abri, protégée et curieusement on prenait soin d’elle ; ce qu’elle ne se rappelait pas avoir connu avec Bahrent. Bahrent… S’inquiétait-il ? (Mais elle, s’inquiétait-elle du sort de son mari ?) La recherchait-il ? Ses questions trottaient en un écho de plus en plus ténu au fur et à mesure que le temps passait. 
&lt;p&gt;Aussi, lorsque Lans enfin apposa ses lèvres sur celles d’Olivia, elle ne se déroba pas. Jamais un baiser ne lui fit un tel effet. Il effleurait ses cheveux de sa main gauche tandis que la main droite lui étreignait la taille, une douce brise marine faisant voleter les haillons de sa robe. Et la langue de cet homme qu’elle ne connaissait pas quelques semaines plus tôt qui venait caresser ses lèvres, tel un papillon butinant le miel. 
&lt;p&gt;Et la danse de leur corps en ombre chinoise se découpant sur le brasier des défunts, et le flux et le reflux de l’océan ponctuant le va et vient de son amant. 
&lt;p&gt;Et sa voix qui se brise en un félin feulement alors que le plaisir tout entier la submerge.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+14&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1268.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1268.entry</guid><pubDate>Tue, 12 Feb 2008 12:34:42 GMT</pubDate><slash:comments>2</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!1268/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1268.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-02-12T15:12:00Z</dcterms:modified></item><item><title>13</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1194.entry</link><description>&lt;p align=justify&gt;&lt;em&gt;&lt;font color="#548dd4"&gt;La vie s'organise peu à peu sur l'île où les rescapés forment de nouveau une petite communauté ou le credo est : survivre. Lans et Olivia tentent de découvrir qui est la jeune fille sauvée des griffes de l'incendie...&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;
&lt;hr&gt;

&lt;p&gt;L’enfant semblait ne pas vouloir s’éveiller. Alors que le soleil sombrait dans l’océan, disque rouge et rassurant, Lans et Olivia la portèrent vers le groupe de réfugiés. L’antique peur de l’Ombre, la menace de la nuit qui rend aveugle les incitant à se regrouper. Quelques-uns avaient rapporté du bois sec, et un large feu réconfortant dardait ses langues soufrées vers les cieux d’onyx. Les chasseurs, acclamés à leur retour, avaient disposé une broche rudimentaire sur laquelle ils avaient empalé deux chevreaux sauvages ; le suc dégoulinant le long des flancs luisants crépitait au contact des braises ardentes ; quelques cueilleurs avaient ramené des régiments de bananes, des racines rappelant des ignames et qui semblaient comestibles ; la vie s’organisait en soi plutôt paisiblement. L’inquiétude poindrait bien assez tôt.
&lt;p&gt;A la chaleur du feu, l’enfant ouvrit les yeux, pour se blottir immédiatement dans les bras d’Olivia. Celle-ci lui passait les doigts dans les cheveux, l’apaisant de paroles douces. Lans avait ramené pour elles un morceau de viande accompagné de légumes cuits en brochette, et d’une moitié de coco qu’il avait ramassé quelques heures plutôt. La fille au travers de ses longs cheveux le regardait craintivement, resserrant son étreinte autour de la femme. Olivia la tranquillisa, souriant à Lans pour montrer qu’aucune hostilité ne régnait entre eux.
&lt;p&gt;- Comment t’appelles-tu jeune fille ?
&lt;p&gt;- Eva… je m’appelle Eva. Ma maman m’appelle Eva. Où est ma maman ?
&lt;p&gt;Olivia lança à son sauveur un regard d’angoisse. Que lui répondre ? Lans soupira, puis s’approchant doucement d’Eva, lui dit :
&lt;p&gt;- Tu te rappelles de l’avion ? Il y a eu un accident, et ta maman est… elle est morte. Olivia et moi allons prendre soin de toi ; avec tous les gens ici, nous allons faire des signaux pour qu’on vienne nous chercher. Tu pourras rentrer chez toi et retrouver ton papa
&lt;p&gt;
&lt;p&gt;- Mon papa est mort quand j’avais quatre ans. Il était saoul et il est rentré dans un bus scolaire. Ma maman voulait qu’on aille chez un monsieur qu’elle a rencontré sur Internet et qui habite à Cuba. Ma maman a fait quelque chose de mal ?
&lt;p&gt;L’enfant semblait réciter machinalement une chose maintes fois répétée. Aucune émotion ne transparaissait. Elle paraissait associer la mort à une punition pour quelque pêché.
&lt;p&gt;- Non mon ange, ta maman est partie au Paradis.
&lt;p&gt;- Ça n’existe pas le Paradis, ma maman me le disait tout le temps. Elle disait que cet Enfer ou un autre, c’était pareil.
&lt;p&gt;Et elle fixa Lans d’un regard si ancien qu’il se sentit jugé au plus profond de son être.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+13&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1194.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1194.entry</guid><pubDate>Wed, 02 Jan 2008 12:46:04 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!1194/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1194.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-01-02T12:46:04Z</dcterms:modified></item><item><title>12</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1163.entry</link><description>&lt;p align=justify&gt;&lt;em&gt;&lt;font color="#548dd4"&gt;L'avion qui s'est écrasé dans l'archipel des Bermudes a laissé quelques survivants, parmi lesquels Lans et Olivia, rescapée de justesse par le repris de justice...&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;  
&lt;hr&gt;

&lt;p&gt;Le corps d’Olivia se réveilla subitement ; toutes les douleurs muettes sous la violence du choc hurlèrent par chacun de ses pores. Il lui semblait que chacun de ses os avait été réduit en miettes ; elle tenta d’ouvrir les paupières, mais l’un de ses yeux était enflé et tuméfié ; la vive et chaude lumière du soleil au zénith ne lui apportait qu’un maigre réconfort. Un poids lui écrasait le sein droit, et son bras était ankylosé.
&lt;p&gt;Une ombre massive vint lui masquer l’astre solaire. Une silhouette qui se pencha au dessus de son visage, nimbée de la lumière crue du jour.
&lt;p&gt;- Ne bougez pas, vous ne me semblez pas trop blessée, mais vous avez pas mal de contusions et d’ecchymoses. Tenez, je vous ai apporté un peu d’eau – il y a une source un peu plus loin. 
&lt;p&gt;La voix était douce, élégamment rauque, et rassurante. Parvenant avec effort à tourner la tête, elle vit qu’une enfant s’était blottie contre elle, ce qui expliquait l’immobilisation de son bras. Elle se dégagea doucement, ce qui fit gémir la jeune fille, et but avec avidité l’eau fraîche ; la déglutition lui faisait mal, mais son corps se délectait de la sensation qui ravivait ses sens. Et lorsqu’elle parla, sa gorge douloureuse lui rappela l’incident de la ceinture, qui s’était resserrée autour de son cou.
&lt;p&gt;- Qui… qui êtes-vous ? Où sommes-nous ? 
&lt;p&gt;- Je m’appelle Lans ; quant à savoir où nous sommes, je dirais quelque part dans l’archipel des Bermudes. Il y a quelques rescapés un peu plus loin qui se sont regroupés ; nous les rejoindrons quand la petite sera éveillée. Je n’ai pas osé trop vous déplacer. Vous pouvez vous lever ? 
&lt;p&gt;Après de nombreux efforts et luttant contre les points noirs qui lui obscurcirent la vue, elle parvint à effectuer quelques pas jusqu’à s’appuyer à l’un des palétuviers. Elle se sentait faible.
&lt;p&gt;- Attendez, je vous ai apporté à manger ; l’île semble regorger de fruits et d’animaux en tout genre. Si on se débrouille bien, on pourra tenir un bout de temps… 
&lt;p&gt;Lans finit sa phrase dans un quasi-murmure. Le &amp;quot; bout de temps &amp;quot; pouvait être long… Il n’avait que l’expérience des films catastrophes, mais l’océan était si vaste et leur île si petite et insignifiante (quelques courageux avaient déjà fait le tour de l’île par la plage, jusqu’à atteindre une falaise abrupte, il ne leur avait fallu que cinq heures aller-retour pour estimer la superficie de l’île à moins de cent cinquante kilomètres carrés). Une île insignifiante et luxuriante, noyée sous la verdure. Combien de temps pourraient-ils tenir ? Sans soin pour les blessés, sans règle ni loi ?&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+12&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1163.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1163.entry</guid><pubDate>Fri, 21 Dec 2007 12:43:41 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!1163/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1163.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-12-21T12:43:41Z</dcterms:modified></item><item><title>11</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1112.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;em&gt;&lt;font color="#548dd4"&gt;L'avion qui transportait Lans et Olivia s'est écrasé au large de Cuba... Auront-ils survécu ?&lt;/font&gt;&lt;/em&gt; 
&lt;hr&gt;

&lt;p align=justify&gt;Lorsque Lans revint à lui, il fut assailli par l’odeur puissante de l’océan ; il était allongé sur le sable, et le ressac venait lui lécher les pieds. Il tenta de se relever, mais la tête lui tournait. Une douleur sourde palpitait à l’arrière de son crâne, et lorsqu’il y porta la main, il la ramena poisseuse de sang à demi séché.
&lt;p align=justify&gt;Il regarda autour de lui, pour constater que d’autres, comme lui, avaient pu s’extraire de l’appareil morcelé, alors qu’il s’enfonçait peu à peu dans les profondeurs de l’Atlantique. il comptait en tout une dizaine de silhouettes, disséminées, fatiguées, blessées pour la plupart. Il rampa un peu plus haut, jusqu’à se mettre à l’ombre d’un palétuvier, observant la colonne de fumée qui apparaissait plus loin sur la plage.
&lt;p align=justify&gt;Il se releva, laissant le sang refluer peu à peu, et les points noirs devant ses yeux disparaître. Le bruit des vagues lui parvenait comme étouffé, mais à part quelques contusions, il se sentait relativement en forme. Il traversait les rangs des survivants qui se regroupaient, les plus valides portant secours aux formes gémissantes.
&lt;p align=justify&gt;Les flammes provenaient d’une partie de la carlingue, échouée sur la rive, à bord de laquelle se trouvaient quelques personnes inertes ; l’une d’entre elles avait eu la tête arrachée. Lans se mit alors à détacher les autres passagers évanouis, tranchant les ceintures de sécurité à l’aide d’une roche pointue. Une enfant, cinq ans, six peut-être, tenait fermement la main du corps étêté ; sa mère probablement. Les sièges placés devant étaient occupés par une jeune femme au visage tuméfié, et par un vieillard dont le plastron était souillé du sang qui sourdait par ses yeux, sa bouche, son nez. Des bulles écarlates se formaient à la commissure de ses lèvres, mais son destin semblait scellé.
&lt;p&gt;Lans entreprit alors de sortir les trois corps ; il se rendit compte que vieillard s’était retrouvé empalé sur une barre de fer – la même qui avait dû décapiter la mère de l’enfant. Il tira la femme et la fille jusqu’à l’orée de la forêt, les posant sur le lit de mousse qui s’offrait. Puis il s’assit à leurs côtés et s’évanouit plus qu’il ne s’endormit.&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+11&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1112.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1112.entry</guid><pubDate>Mon, 19 Nov 2007 12:45:56 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!1112/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1112.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-11-19T12:45:56Z</dcterms:modified></item><item><title>10</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1095.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;em&gt;&lt;font color="#548dd4"&gt;Lans Zuna est monté à bord du Boeing 777 en partance pour Cuba ; Olivia Bahrent aussi. Laissant derrière eux leur peine, leurs pêchés...&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;
&lt;hr&gt;

&lt;p align=justify&gt;Olivia, les yeux toujours rivé au hublot, ne put retenir un cri de surprise lorsqu’elle vit le réacteur vomir un jet de flammes orangées avant de s’éteindre tout aussi brusquement. L’avion se mit à vaciller, et le murmure des passagers effrayés s’intensifia lorsque un petit garçon, scotché lui aussi au hublot, s’écria &amp;quot; Maman ! Maman ! Il y a de la fumée qui sort du moteur ! &amp;quot;.
&lt;p align=justify&gt;La voix mécanique et professionnelle de l’hôtesse de l’air, qui ne pouvait malgré tout retenir quelques trémolos, leur confirma que l’avion avait subi une avarie moteur, mais que l’autre fonctionnait parfaitement et qu’ils allaient être déroutés vers l’aéroport international des Bermudes.
&lt;p align=justify&gt;La deuxième secousse fut particulièrement brutale, et tous entendirent le métal grincer. Un silence de mort se mit à régner. L’hôtesse disparut un moment dans le cockpit avant de revenir, équipée d’un gilet de sauvetage. Elle s’empara du micro, et d’une voix précipitée, demanda aux passagers de revêtir, dans le calme, les gilets présents sous leurs sièges. L’avion se mit soudainement à plonger, alors que les hurlements des ailes torturées par la brusque dépression couvraient les cris des occupants de la classe économique.
&lt;p align=justify&gt;Lorsque le premier hublot céda, la personne qui était assise à côté fut aspirée, réduite à un amas de chairs sanguinolentes. Puis tout s’accéléra. Explosions, cris, sang, tôle déchiquetée, corps engloutis par le plafond céruléen qui s’offrait au regard.
&lt;p align=justify&gt;La jeune femme vivait tout cela d’un œil neutre et vide, sentant ses cheveux voletant en tous sens, l’odeur métallique et brûlante lui fouettant les narines, ses mains agrippées aux accoudoirs, le souffle caressant de l’abîme sur son visage.
&lt;p&gt;Puis tout devint noir, alors qu’elle se sentait bousculée en tous sens.&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+10&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1095.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1095.entry</guid><pubDate>Fri, 09 Nov 2007 13:00:35 GMT</pubDate><slash:comments>1</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!1095/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!1095.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-11-09T13:00:35Z</dcterms:modified></item><item><title>9</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!909.entry</link><description>&lt;p&gt;La cabine de la classe économique dégageait une odeur d’aisselles et de sueur rance et usée ; une odeur de pauvreté digne. Le ronronnement assourdissant des moteurs provoquaient la somnolence, et peu à peu des ronflements s’élevèrent ici et là.
&lt;p&gt;Lans regardait par le hublot s’éloigner ce sol qu’il avait foulé, entre quatre murs. Une nouvelle vie s’offrait à lui. Et quoi ? Il observa les autres passagers. Qui parmi eux étaient, comme lui, à la recherche de lendemains meilleurs, d’une autre chance ? Combien, comme lui, tombaient de Charybde en Scylla, qui, parmi eux, se sentaient nés sous la mauvaise étoile, sous l’influence de Pluton ? Lans se rappelait sa grand-mère Henrika, dont il avait eu si peur étant enfant ; cette femme, un peu sorcière, qui lisait dans les cieux, préparait de méphitiques décoctions pour les femmes de Kokkola, censées leur apporter fertilité ou fidélité de leurs maris, souvent absents sur leurs rafiots de pêche.
&lt;p&gt;Lorsque son père partait et que sa mère allait travailler, Lans était gardé par sa grand-mère. Un soir, alors qu’elle lui avait lu une de ses histoires préférées, elle avait fixé ses prunelles et lui avait dit que les étoiles ne lui seraient pas favorables et qu’il devrait se battre pour être heureux. Il avait à peine onze ans, et d’entendre sa grand-mère lui dire qu’il ne serait jamais heureux l’avait grandement effrayé. Il n’avait osé le répéter à personne, et avait porté ce poids jusqu’à aujourd’hui. Et jusqu’à aujourd’hui, ce bonheur le fuyait. La petite affaire qu’il avait montée avec Menith vivotait, jusqu’à ce que Lans se rende compte que son partenaire détournait une partie des fonds et faisait même parfois pression sur les clients. L’entrevue qui en avait suivi avait été particulièrement houleuse et en avait résulté son séjour aux frais du contribuable.
&lt;p&gt;Il serra les poings, priant intérieurement pour qu’enfin, il puisse souffler un peu.
&lt;p&gt;C’est alors que l’avion subit ses premiers soubresauts.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+9&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!909.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!909.entry</guid><pubDate>Tue, 18 Sep 2007 11:28:03 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!909/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!909.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-09-18T11:28:03Z</dcterms:modified></item><item><title>8</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!798.entry</link><description>&lt;p&gt;Après avoir terminé son troisième verre, il se sentit réellement libre. Pas de coup de sifflet pour lui signaler la fin de la promenade, pas d’angoisse à l’idée de perdre ce petit air frais qui parcourait l’avenue, cette vue dégagée sur un terrain vague, où un projet de construction vanté par un placard de trois mètres sur quatre ne verrait jamais le jour ; tout cela était le présent, immuable. Mais il voulait plus. Il s’engagea dans une cabine téléphonique et appela un taxi qui vint le chercher quelques minutes plus tard, l’œil méfiant. Il demanda avant tout à voir la couleur de l’argent de son client, puis quand quatre billets de vingt euro firent leur apparition, il se détendit et accepta de laisser monter Lans et de le conduire à l’aéroport. Malgré cela, le chauffeur ne cessait de jeter un regard à son rétroviseur, jaugeant ce gaillard mal rasé, le regard emprunt d’une lueur d’ombre propre à ceux dont le passé troublé avait laissé des cicatrices. 
&lt;p&gt;Ce n’était pas la première fois qu’il transportait des « nouveaux-nés » comme il les appelait, ceux-là qui avaient purgé leur peine, mais restaient coupables aux yeux de la société – et de Mongo. Lui-même n’était pas un saint, il l’aurait avoué volontiers, un peu de trafic dans sa jeunesse, du vol à la tire, des erreurs qui l’avaient écarté du droit chemin, mais aujourd’hui il était un citoyen respectable, payant – presque régulièrement – ses impôts. Et des problèmes, il en avait eu avec cette engeance ; des gars qui replongeaient en moins de deux et agressait un pauvre chauffeur de taxi pour, quoi ? à peine trois cent euro. Il gardait donc dans le vide-poche côté passager une bombe lacrymogène, au cas où. Et même si ce type paraissait plus préoccupé par le spectacle de la campagne environnante qui défilait alors qu’il approchait de l’aéroport, il valait mieux être prudent.
&lt;p&gt;Après avoir payé la course, Lans parcourut le terminal jusqu’au tableau affichant les départs imminents. L’Espagne, La Chine, Cuba… Cuba. Va pour Cuba.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+8&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!798.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!798.entry</guid><pubDate>Mon, 27 Aug 2007 14:18:20 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!798/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!798.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-08-27T14:18:20Z</dcterms:modified></item><item><title>7</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!744.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p align=justify&gt;L’appréhension la gagnait peu à peu, assise là au siège B23 d’un Boeing 777 de la compagnie charter Freedom Flights. Le sourire figé des hôtesses ne la rassurait pas, au contraire. Ce masque d’affabilité lui laissait présager une terreur sourde enfouie sous ces tailleurs lavande. L’avion se remplissait peu à peu, et au milieu du brouhaha Olivia s’empêchait de penser. 
&lt;p align=justify&gt;On la bouscula, on la poussa, elle dut se serrer pour laisser son voisin s’installer, un vieil homme basané qui baragouinait un mélange de français et d’espagnol et qui, désireux d’engager la conversation, expliquait à la jeune femme qu’il retournait au pays retrouver son frère maintenant que sa tendre Ibaña, Dieu ait son âme, avait rejoint sa pauvre mère. Il sortait des photos de son sac de cabine, montrant à Olivia, gênée, les photos de ses petits-enfants, la modeste bicoque qu’il partageait avec ses frères à Cienfuegos, et son épouse adorée, une vieille femme ridée et maigre aux seins plats, les yeux durs, désormais au Paradis à l’attendre lui, pauvre Roberto.
&lt;p&gt;Tout ce qu’Olivia désirait, c’était oublier. Dormir un peu, peut-être. Les hôtesses indiquèrent en gestes mécaniques les issues de secours, l’emplacement des gilets gonflables et les masques à oxygènes qui surgiraient tels des araignées d’un jaune pisseux des plafonniers. Puis les moteurs vrombirent, la carcasse du Boeing se mit à vibrer alors que l’engin roulaient sur les taxiways et, les yeux rivés sur le hublot crasseux, Olivia regarda défiler le bitume gris, gris comme sa vie passée, puis le sol s’éloigner alors que l’avion rejoignait les cieux azurés, pour Cuba, pour une seconde chance. &lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+7&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!744.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!744.entry</guid><pubDate>Mon, 06 Aug 2007 11:40:01 GMT</pubDate><slash:comments>1</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!744/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!744.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-08-06T11:40:01Z</dcterms:modified></item><item><title>6</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!704.entry</link><description>&lt;p&gt;La lourde porte du pénitencier se referma derrière lui. Libre ! Enfin. Il avait payé sa dette désormais. Dix ans, c’était long. Et si peu en regard de son crime.
&lt;p&gt;Fermant les yeux à demi, il huma longuement l’air de l’extérieur.
&lt;p&gt;Et maintenant ? Se dit Lans. Il avait trente ans, dont un bon tiers passé derrière les barreaux. Il lui fallait construire, tout construire, à commencer par lui-même. Qui était-il ? Il n’avait pas d’amis, pas de passé – ou si peu – à oublier. Il entra dans le bar qui jouxtait la prison d’Etat, et commanda une bière. Il la dégusta comme une liqueur hors d’âge, sous les yeux amusés et compréhensifs du tenancier. Il en avait vu un certain nombre sortir de Saint Exil, et se précipiter chez lui pour fêter l’événement, ou simplement goûter à nouveau à ces petits délices. Quelques-uns avaient même effectué l’aller-retour dans la journée, abusant des alcools forts et replongeant dans le crime aussi sec – se plaisait-il à dire.
&lt;p&gt;Lans s’assit à une table qui donnait sur la grande baie vitrée, et feuilleta avec plaisir le journal tout en sirotant son premier demi de la décennie. Le monde avait tourné, la Terre avait porté son lot de sang, de colère et de violence. &lt;i&gt;Ici ou dedans, quelle importance ?&lt;/i&gt; lui chantait son cerveau. Le microcosme carcéral ne l’avait finalement pas trop dépaysé.
&lt;p&gt;S’adossant à sa chaise, il fit le tour de la question. Il devait avoir quelque chose comme trois mille euro sur son compte en banque ; l’avantage d’être logé aux frais du contribuable c’est que les dépenses sont fortement amenuisées. Partir. Il partirait. Peut-être pourrait-il ainsi oublier la mort de Menith. Il avait expié, certes, son crime, mais le remords le dévorerait à jamais. Et c’était mieux ainsi.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+6&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!704.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!704.entry</guid><pubDate>Thu, 26 Jul 2007 11:34:29 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!704/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!704.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-07-26T11:34:29Z</dcterms:modified></item><item><title>5</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!524.entry</link><description>&lt;p&gt;La nuit avait étendu son lourd manteau gris sur la route poussiéreuse. Olivia ne voulait pas penser à la douleur qui sourdait de tout son corps, ses mollets en feu, ses pieds couverts d’ampoules, la sueur lui piquant les yeux. Elle avait failli laisser tomber quand la tour de contrôle de l’aéroport se dessina au lointain. Elle sentit un regain d’énergie la traverser et arriva enfin, chancelante, devant le guichet des réservations.
&lt;p&gt;L’hôtesse la considérait avec dégoût ; cette jeune femme poussiéreuse, dépenaillée et en sueur avait tout d’une sauvageonne. Aussi lorsque cette dernière sortit une liasse de billets froissés et demanda un aller-simple pour Cuba, des questions fusèrent immédiatement : que fuyait-elle ? Etait-elle une terroriste ? Instinctivement, l’hôtesse pressa le bouton d’alerte de la sécurité. Elle tapota distraitement le clavier, paraissant chercher les places disponibles sur le prochain vol pour La Havane, laissant suffisamment de temps aux quatre gardes pour arriver derrière la jeune femme.
&lt;p&gt;- Mademoiselle, veuillez nous suivre je vous prie.
&lt;p&gt;Panique sussura à l’oreille d’Olivia :
&lt;p&gt;- Ils savent que ton mari est un voyou, tu es complice, tu vas moisir en prison, ou pire, rejoindre ton homme !
&lt;p&gt;Mais une autre voix stoppa la crécelle des harpies. Une voix douce, une voix d’enfant. De l’enfant. Une bouffée d’assurance la traversa. Elle suivit alors les gardes, le sourire aux lèvres. Elle leur expliqua d’où provenait l’argent, qu’elle avait décidé de quitter son mari violent, qu’ils pouvaient appeler son employeur pour attester de la virginité de son casier judiciaire. Ils fouillèrent sa valise, pour n’y trouver que quelques robes défraîchies, des sous-vêtements maintes fois lavés et un roman à quatre sous. Ses papiers en règle, ils la laissèrent payer sa réservation et elle monta, enfin, résolue, dans l’avion.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+5&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!524.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!524.entry</guid><pubDate>Wed, 16 May 2007 11:52:52 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!524/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!524.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-05-16T11:52:52Z</dcterms:modified></item><item><title>4</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!489.entry</link><description>&lt;p&gt;Sous le joug de Bahrent, elle se sentait comme aspirée jour après jour. Après le discours de Mamma Vassilia, elle commença à mettre de côté le peu d’argent qui ne disparaissait pas en alcool, en paris ou en remboursement des dettes contactées par son concubin. Elle savait qu’elle ne pourrait partir avant un long moment, mais l’espoir, cette frêle étincelle, s’était rallumée en elle. Jour après jour, mois après mois, elle put amasser un petit pécule qu’elle gardait caché sous la caravane. Parfois, lorsqu’elle rentrait le soir, à l’approche de la roulotte, elle épiait alentour si personne ne la regardait, et rajoutait à son mince trésor quelques billets. La doyenne du camp la surprit un soir, et Olivia, effrayée, appuya un doigt sur ses lèvres, implorant le silence. Mamma Vassilia lui sourit, et appuya elle aussi son index sur ses lèvres craquelées. Puis elle continua son chemin.
&lt;p&gt;Et ainsi continuait sa vie, amassant peu à peu une petite fortune à ses yeux, traversant sa vie d’un œil absent, subissant les railleries de Bahrent, les coups parfois, et les nuits où, bestial, il assouvissait son désir, elle quittait son corps et observait la danse sauvage dont elle était la marionnette.
&lt;p&gt;Ce samedi-là, elle rentra un peu plus tôt. Quatre voitures de police bloquaient l’entrée du camp, et des hommes en uniforme encadraient Bahrent, Nogent et Niels, considérés comme les malfrats de la tribu. Elle se précipita vers chez Nani, sa seule amie dans le clan, la petite amie de Nogent.
&lt;p&gt;- Nani, que se passe-t-il ?
&lt;p&gt;- Oh, Olivia, ce n’est pas la première fois pour Nogi. Un problème de drogue si j’ai bien compris. Mais si Niels et ton Bahrent sont suspectés aussi, ça risque d’être plus grave que d’habitude. Si on leur trouve quoi que ce soit, ils sont bons pour être renvoyés aux frontières. Je veux pas être seule, Olivia, reste avec moi !
&lt;p&gt;Apparemment, Nani était terrifiée. Il est vrai que son frère avait été renvoyé en Bosnie-Herzégovine, et avait été tué durant la guerre civile. Le retour au pays envahissait leurs cauchemars.
&lt;p&gt;Olivia sut que c’était là l’appel qu’elle attendait. Elle se précipita à sa caravane, récupéra quelques affaires, fouilla sous le plancher, suant et espérant que la police n’ait pas récupéré son pécule. Enfin sa main rencontra le paquet ; elle l’arracha, le jeta dans son sac et courut à perdre haleine jusqu’à la grande route. &lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+4&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!489.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!489.entry</guid><pubDate>Thu, 19 Apr 2007 11:52:21 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!489/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!489.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-04-19T11:52:21Z</dcterms:modified></item><item><title>3</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!435.entry</link><description>&lt;p&gt;Le doux grincement cessa soudain. Des pas raclaient le sol de terre battue, des pas traînant, pesant, des pas réfléchis, comme si la personne marchait sur du verre. Olivia releva la tête et au travers des larmes, elle vit Mamma Vassilia. La doyenne du campement, qui devait avoir plus de quatre-vingt ans, en paraissait le double, était la mémoire de sa tribu. Son visage n’était que sillons tracés par les épreuves traversées – le camp de concentration, la perte de ses fils, le passage à tabac qui lui avait valu la perte d’un œil, mais aussi les rires et la fierté de son peuple. Elle portait toujours par-dessus ses épaules un châle délavé qu’elle tenait de sa propre grand-mère. Elle était un peu sorcière, et tous venaient la consulter.
&lt;p&gt;Elle s’approcha et posa sa main parcheminée sur la tête d’Olivia.
&lt;p&gt;- Mon enfant, sèche tes larmes. Ta douleur est un rideau qui trouble ta vue, et te cache des douleurs plus grandes encore. Ton &lt;i&gt;rom&lt;/i&gt; est mauvais pour toi. Mais il fait partie de ton histoire. Vos destins sont liés. Mais tu croiseras d’autres chemins, tu affronteras d’autres douleurs. Tu partiras, et tu reviendras car c’est ainsi que notre &lt;i&gt;devel&lt;/i&gt; l’a écrit. Ce que je te dis ce soir, le corbeau me l’a dit. Cela doit rester dans ton cœur, mais ton cœur te le rappellera lorsque tu en auras besoin. Bahrent est l’éclipse de ton soleil. Trouve ton soleil et tu seras de nouveau entière. Va, mon enfant, va trouver cette lumière.
&lt;p&gt;- Mais, Mamma, je ne peux pas partir, je… je n’en ai pas la force ! J’ai tout quitté, tout perdu !
&lt;p&gt;- Tais-toi ! Ce que tu as mis de côté, tu le retrouveras. Les épreuves sont faites pour être surmontées, non évitées ! Et ce tatouage – elle souleva alors sa manche pour montrer avec arrogance le numéro 60606 gravé dans sa chair – fait partie de mon destin ! Il me rappelle chaque jour que la vie est précieuse et mérite qu’on la défende ! Alors bats-toi, Olivia, ne laisse pas l’obscurité t’envahir !
&lt;p&gt;Ses lèvres desséchées se posèrent alors sur la joue de la jeune femme. Ce contact sec et chaud à la fois la raviva. Oui. Elle trouverait la lumière qui lui était vitale.
&lt;p&gt;C’est ainsi qu’elle put monter dans l’avion.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+3&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!435.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!435.entry</guid><pubDate>Tue, 03 Apr 2007 11:20:17 GMT</pubDate><slash:comments>2</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!435/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!435.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-04-03T11:20:17Z</dcterms:modified></item><item><title>2</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!414.entry</link><description>&lt;p&gt;Malgré cela, elle resta. Elle regarda son image se faner, ses cheveux ternir, assistant à ce mauvais sitcom qu’était sa vie. Elle changea d’emploi plusieurs fois, s’enfonçant un peu plus dans un marais putride.
&lt;p&gt;Un soir, alors qu’elle rentrait de son labeur – elle fixait alors des cheveux sur des têtes de poupées - harassée, le dos meurtri d’être à demie penchée toute la journée, elle fut surprise d’entendre une mélodie portée par le vent, remplaçant les habituels rires bruyants. Le doux grincement d’un violon, qui semblait parvenir de la roulotte du vieux tchétchène à l’écart du camp. Un vent frais s’était levé, le ciel était sombre et tous étaient rentrés dans leur caravane ; mais le vieil homme était assis sur les marches de sa roulotte, faisant couler son archet sur le violon qui luisait sous la chiche lueur des réverbères.
&lt;p&gt;Olivia ne put s’empêcher de s’approcher ; le vieillard cessa de jouer et leva la tête, offrant à la jeune femme son regard éteint. La cataracte couvrait ses yeux, pâles comme des yeux de mort. Pourtant il semblait voir au travers d’elle. Il lui parla, mais sa langue était un mélange de rromani et de vainakh, auxquelles se mêlait le français et l’anglais ; malgré cela, elle comprenait. Car au-delà des mots, il traduisait ce qu’elle ressentait.
&lt;p&gt;Ses borborygmes cessèrent et il reprit son violon, et celui-ci s’exprima au travers d’une mélodie si triste qu’Olivia ne put retenir ses larmes.
&lt;p&gt;La musique exprimait une liberté sauvage et durement acquise, une liberté faite de sacrifice, une liberté amère. Mais c’était la liberté.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+2&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!414.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!414.entry</guid><pubDate>Thu, 15 Mar 2007 12:30:16 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!414/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!414.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-03-15T12:30:16Z</dcterms:modified></item><item><title>1</title><link>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!366.entry</link><description>&lt;p&gt;Au travers le hublot, Olivia contemplait les nuages sur lesquels voguait son regard. Son regard qui l’avait guidé toute sa vie. 
&lt;p&gt;C’est son regard qu’avait chanté Bahrent à leur premier rendez-vous alors qu’elle-même était émerveillée, excitée, intriguée par la vie aventureuse du gitan. Si jeune ! Elle l’avait suivi, laissant ses rêves pour partager les siens. 
&lt;p&gt;Et de route en route, de ville en ville, sa lumière s’était assombrie. Elle n’était finalement qu’un trophée de plus pour cet homme à la peau basanée de quinze ans son aîné. D’ailleurs de toutes ses médailles et coupes, combien lui étaient réellement échues ? Et ainsi chaque jour passait et se ternissait leur idylle. Sa stature, sa sombre et soyeuse chevelure retenue en catogan, son œil toujours moqueur et hautain, tout ce qui l’avait séduite la répugnait aujourd’hui. Mais elle ne pouvait le quitter. 
&lt;p&gt;Elle ne le pouvait – ou ne le voulait, comme le fardeau de son existence, la punition pour l’insouciance à laquelle elle avait soumis sa vie. 
&lt;p&gt;Comment avait-elle pu monter à bord de cet avion ? 
&lt;p&gt;Et les années passaient, maussades, cahotées au fond de cette roulotte poussiéreuse, qu’elle avait tentée dans un premier élan, du tumulte des premières amours, d’aménager, d’éclairer de sa flamme. Cette roulotte tirée inlassablement par les deux mulets décharnés qui répondaient aux doux noms de Chagrin et Tristesse. 
&lt;p&gt;Le premier affront, la première honte qu’elle eut à subir fut lorsque, rentrant un soir de son travail de caissière, harassée, elle surprit des rires cristallins de derrière les volets clos. Elle sut alors ce que ses sens lui avaient insinués, ces traces volubiles de parfum, le lit faussement fait, une tasse dans l’évier. 
&lt;p&gt;Les larmes qui inondèrent ses joues ce soir-là furent brûlantes et amères ; mais elle ne pouvait le quitter. 
&lt;p&gt;Comment avait-elle pu monter à bord de cet avion ? 
&lt;p&gt;Elle n’eut pas la force de le noyer sous le fiel qui l’envahissait, trop usée. 
&lt;p&gt;C’est alors que les douleurs apparurent. Etait-ce le signe ? 
&lt;p&gt;Elle perdit l’enfant au petit matin, souillant le canapé fatigué de son sang et des lambeaux du petit être qui se formait en elle. Bahrent la trouva agenouillée devant la baignoire, frottant la housse écarlate. 
&lt;p&gt;Il l’étonna alors par sa douceur ; il retrouva l’élan des premières années, lui offrant fleurs et bijoux, l’emmenant dîner dans les meilleurs restaurant. Las ! Cet interlude ne dura qu’un temps et de nouveau il s’éloigna d’elle, l’abandonnant à la poussière de ses rêves.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-1618521025400157662&amp;page=RSS%3a+1&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=sexblogrock.spaces.live.com&amp;amp;GT1=sexblogrock"&gt;</description><comments>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!366.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!366.entry</guid><pubDate>Mon, 05 Feb 2007 16:10:59 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://sexblogrock.spaces.live.com/blog/cns!E989DBB3E385CA22!366/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://sexblogrock.spaces.live.com/Blog/cns!E989DBB3E385CA22!366.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-02-06T07:18:52Z</dcterms:modified></item></channel></rss>