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September 05 TerpsichordienAlors ? mmh ? Une définition pour cet adjectif variable ? (qui est, je le rappelle, terpsichoridien)
Petite mise en situation : "Qu'ois-je ? Que voilà un air terpsichordien ! Ah, c'est Rotting Christ ! Ca pique un peu les oreilles, non ?"
Autre exemple : "J'en ai tué six ! Regardez ! J'ai mis à terre six corps d'hyènes !"
September 04 Kick My Heart (8)En attendant de reprendre mes pérégrinations scripturales (je rédige ENFIN mon carnet de voyage, laissant de côté Alice, Caldeus Kreen, Olivia et Lans et les protagonistes de Domaine), je continue à cureter mes portugaises avec du bon son chez Deezer :
- Theogonia des grecs de Rotting Christ. Du death dans la lignée de Melechesh ou Nile, très typé. Barbare, mais typé ; dommage pour les drums un peu sommaires.
- Les lys brisés de Barbara Carlotti, découverte (pour moi) sur l'album Imbécile, bluette douce amère composée par Olivier Libaux avec Katerine, Héléna Noguerra et l'ex-Innocents JP Nataf. Beau et nostalgique, malgré une voix un peu plate.
- Scoundrel Days de A-Ha. Mon premier A-Ha ! Des mélodies accrocheuses et pour moi un de leurs meilleurs album avec Stay on these roads et East of the sun / West of the moon. Les autres sont quand même plus orienté public féminin (même si je les aime bien quand même, hein !)
- Hooray for boobies de Bloodhound gang. A part le fait que le groupe est un ramassis d'abrutis assumés pour qui Sex, Alcohol & Rock'n Roll est un sacerdoce, leur musique est funny, entraînante et ferait passer Elmer Food Beat pour les petits chanteurs à la croix de bois. August 28 Il faut un début à tout...Nouvelle catégorie à ce blog qui se veut littéraire et amusant ("écrivons dans la joie"). Rien d'original rassurez-vous (faut pas déconner non plus), il s'agit d'un petit jeu que l'on va jouer entre nous, destiné à enrichir cette bonne vieille langue française, qui n'en a décidemment pas besoin. Il s'agit donc de néologismes, ni plus, ni moins, nivôse.
Deux modes de jeu :
- Je propose une définition et vous me donnez des mots (qui, si possible, n'existent pas).
- Je propose un mot et vous me trouvez une définition.
Pour bien se mettre dans le bain, mettez-vous dans ma tête ;)
La définition du jour est :
"se dit d'un évènement se produisant simultanément à un autre, mais dans un contexte totalement différent." Gone with the windCe sommet du 7e art est à voir ne serait-ce que pour dire "je l'ai vu". Il est étonnant de constater l'évolution de l'industrie cinématographique, tant dans l'interprétation, que dans les mouvements de caméra, les prises de vue, etc.
Si les acteurs semblent surjouer (le sourire ravageur et le jeu de sourcils de Rhett/Clark Gable, les caprices de Scarlett/Vivian Leigh face aux saintetés de Mélanie/Olivia de Havilland...), c'est que l'on n'est plus habitués. Le film mélange les genres, quelques éléments de comédies viennent attendrir le drame sur fond de guerre de Sssesssessssion, la folle insouciance des jeunes oisifs partant à la guerre est un vif message pacifiste (n'est-il pas ?) et la morale cynique de Rhett vient appuyer ces images, et on hésite entre s'attendrir sur le sort qui s'accable sur la jeune Scarlett et lui jeter des cailloux pointus pour piquer les mecs des autres. Un film où tout finit mal en plus, ça devient rare ! (On ne va pas me dire que la fin est un message d'espoir : pour moi elle a fondu ses derniers fusibles ;))
Bref, du grand cinéma, à avoir vu ! August 26 Kick My Heart (7)Deezer me permet d'écouter un tas de truc que j'ai failli acheter et que fort heureusement je n'ai pas ; comme :
- le dernier Soulfly, Conquer. Soulfly me semble perdu bel et bien à mes oreilles.
- l'album de reprises de Tom Waits par Scarlett Johansson, Anywhere I lay my head. Pour moi une insipide soupe faussement électro avec une voix masquée, bricolée, déguisée ; un gros gâchis effectué sur les oeuvres du grand ours du blues.
Quelques belles surprises cependant, tels :
- Crush The Insects de Reverend Bizarre (le 2e album du groupe que je ne possède pas encore), et qui est bien vivace et rock en diable, pour du doom !
- Exile de Geoffrey Oryema. "Ye Ye Ye" me berçait quand j'étais jeune sur une compil K7 de je ne sais plus quel qui que quoi. De la douceur à l'état pur. Un must have qui risque fort de devenir un have got.
- Bleu pétrole d'Alain Bashung. En fait, je me rends compte que j'adore Alain Bashung (même si je ne lui pardonnerai jamais "Un jour je courirai moins / jusqu'au jour où je ne courirai plus"). Un grand homme de la langue française, avec des textes à travailler à l'école ! (PS : J'aime bien aussi Charlélie Couture, notamment je me suis délecté avec 12 chansons dans la sciure, mais la voix nasillarde, je n'y arrive pas...) August 24 Suis-je ludodépendant ?Les jeux me phagocytent (parce que je le veux bien)... Après avoir arrêté The Thing pour cause de je-suis-bloqué-et-ça-m'énerve, installé et désinstallé 72 h après Startopia pour cause de je-suis-toujours-en-rade-au-niveau-2, je viens de me remettre à Ages Of Empire (le I, c'est vieux mais c'est bien). Entre temps je passe des heures joyeuses sur des jeux online tels Urban Rivals, Carapass ou Kado-Kado. Pas très productif tout ça alors que j'ai un tas comme ça d'histoires à écrire... August 21 Black Mountain - In the futureDOC est un homme bien. Un type qui est fan de A Silver Mountain Zion ne peut-être foncièrement mauvais. Alors quand il m'a fait découvrir avec un enthousiasme juvénile et communicatif Black Mountain (via une vidéo de Queen will play sur Youtube avec le son à fond les ballons), la curiosité et l'étonnement laisse place au plaisir des oreilles tout simple. Dingue ça, plus je vieillis et plus j'apprécie les sonorités 70's. Encore un peu et je vais passer du Sinatra et du Maurice Chevallier à longueur de journée !
Parce que les Black Mountain, même s'ils sont cousins d'Arcade Fire et partagent avec eux les morceaux alambiqués, sont plutôt à rapprocher des groupes psychédéliques de l'époque pinkfloydienne. Et si le chanteur a la voix nasillarde de Damon Albarn et que la vocaliste trémolise gentiment et rappelle quelque peu Julie Christmas de Battle Of Mice (sans les hurlements hystériques), si les synthés sont présents, mais pas genre nappe de pique-nique à carreaux, plutôt orgue atmosphérique ajoutant au doux ronronnement des guitares une note glacée et frissonnante, le tout fait frémir mes portugaises avec une déléctation non feinte.
Bref, Nope, Ok, Cool, Fuck You. August 14 XXXIX – Un procès équitableIls ont au péril de leur vie - et de leur intégrité physique - sauvé la princesse Gwendolina des griffes du pâle Pathine, et qu'est-ce qu'ils ont comme récompense ? Ils se font arrêter pour l'enlèvement de la princesse, enlèvement commandité par le prince Mironton en personne ! Un monde ! Les riches bourgeois de PetitPavé se pressaient sur les bancs dépoussiérés du Palais des Justices pour être témoins du procès des héros – qui passaient pour le moment pour d’affreux kidnappeurs - en bonnet et haut de forme. Le juge Beurne de Ouitche se tenait sur l’estrade, mâchouillant distraitement sa perruque. L’accusation était représentée par Kildemol, le chef des bourreaux du prince. L’assistance frémissait d’avance de la plaidoirie assassine du terrifiant Kildemol, qui par habitude gardait cagoule – et sa hache d’exécution à portée de main. Aussi personne ne connaissait son visage, mais son regard gris furet transperçait quiconque l’observait trop longtemps. Ses bras gros comme des cuisses portaient nombre de cicatrices, souvenirs de son ancienne vie de mercenaire, contait la rumeur populaire. On pouvait aussi observer une forêt de traits qui striaient son bras gauche, dénombrant les victimes de sa lame de justice (que l’on connaissait sous le nom de Gillette). Entrèrent alors les accusés. En tête Caldeus et Kami, noyés sous les chaînes, le visage passablement meurtri des suites d’une séance de question134 musclée ; venaient derrière Chabroh et Maurice, têtes baissées à cause du plafond bas, eux aussi harnachés d’anneaux de fer rouillés mais solides. Le juge se cabra, car les animaux sentaient les auras magiques – et le sorcier Eli aussi. Et Eli Zabeth était scié135. Jamais il n’aurait cru percevoir une telle énergie chez ces barbares. Peuh ! Deux nains et deux monstres difformes avaient réussi à déjouer les plans du prince et de son âme damnée – lui en l’occurrence. Entrevu au chapitre V, l’infâme sorcier se tenait au dernier rang, seul sur le banc – il était le genre de personnage qui instinctivement vous poussait à fermer les volets et à crier au petit Hervé de rentrer chez lui. Son faciès émacié agrémenté de deux (heureusement) yeux globuleux observant l’un le ciel et l’autre le sol et son unique manche d’où s’extirpait une main osseuse en faisait l’archétype même du malfaisant. Déjà enfant il volait les billes de ses camarades et noyait les chats errants. Il avait trouvé sa vocation d’éminence grise et de sorcier expert en sciences occultes après avoir triché à l’examen. Tout était allé de travers depuis l’enlèvement de la princesse. Pourtant tout était simple : après l’accession au trône du prince Mironton, lui aurait manipulé le pouvoir dans l’ombre et aurait mené PetitPavé sur la route de la toute puissance, écrasant sans vergogne les armées de Norvallon, Rhaz Al Khalum et même les trépignants soldats nains de Khaz Kamak. Il s’était vu commandant une ténébreuse armée de goules enfiévrées et immortelles. Et voilà que deux administrés, deux fonctionnaires se permettaient de se mettre en travers de sa route ! Heureusement tout cela se terminerait avec ce procès, où l’on assisterait à une lapidation propre et nette136. Le greffier (qui n’était pas un chat) se leva et annonça : - Oyez, Oyez. En cet heptantième jour du cycle du Temps Maussade l’honorable juge Beurne de Ouitche va présider au procès qui oppose le soldat Caldeus Kreen et le capitaine Kami Khaz de la milice petitpavienne, ainsi que les ci-nommés Chabroh, fils de Diovignos et Maurice fils de Grendel Khaz à sa presque majesté le prince Mironton dans l’affaire de l’enlèvement de la princesse Gwendolina. - aurice ? Toi ? Tu es le fils de Grendel Khaz ? ! S’exclama Caldeus. - en oui… - Et tu nous a rien dit ? - Pourquoi, c’est qui Grendel Khaz ? Demanda Chabroh. - Maîtresse Grendel est considérée comme la fondatrice de Khaz Kamak ; la légende raconte qu’à sa mort elle a été reçue au WvoualaWvoula par Throrin en personne et qu’elle veille désormais sur la population khazalide telle une mère pour ses enfants ! Mais alors, ça te fait quel âge ? - Oh, je n’ai pas compté, mais ça doit faire dans les deux mille ans. - Par Tufulkan ! Nous avons avec nous deux demi-Dieux et nous allons être condamnés pour un crime que nous avons empêché ! Y a pas de justice ! Mais ceci est une autre histoire... EQUITABLE : Du pas-latin Equus Tabula, qui peut-être traduit par " sur décision d’un cheval ". Il n’était pas rare en ces temps obscurs de se conforter à la sagesse des chevaux pour traiter les cas difficiles. La corruption était chose aisée, qu’on leur murmure à l’oreille ou qu’on leur tende la carotte. Mais leur sentence était toujours respectée, même s’il était fréquent d’entendre l’accusé hurler " ongulé ! " Du Tiercé-tas - les trois pouvoirs, Justice, Religion et Débits de Boisson, seule la justice était encore traitée par un cheval. La religion, essentiellement animiste était menée d’ordinaire par un dindon (un singe en Rhaz Al Khalum et un basilic à Norvallon (qui pratique la seule religion où les ouailles dévotes restent littéralement collées à leur siège). Quant aux Débits de Boissons, l’affaire était trop sérieuse pour la laisser entre les pattes, les serres ou les sabots d’un quelconque animal. Reverend Bizarre - In the rectory of the bizarre reverend / Return to the rectoryLa basse est un mortier. La batterie est comme le piétinement de mille éléphants shootés à la camomille. Le chant fait immanquablement penser à de grosses moustaches genre Creedence Clearwater Revival ou Jethro Tull. En fait la référence musicale qui prime est Black Sabbath (dit-on), mais aussi Cathedral ou Saint-Vitus. Dingue ce que la bande à Ozzy (en fait l'influence viendrait sûrement plus de Tony Iommi...) a fait d'émules !
Et d'éléphants, parlons-en : le CD bonus Return to the rectory commence par une March of the war elephants qui porte bien son nom. Massif et avançant à l'allure d'une tortue à rhumatismes, il annonce le pire (et donc le meilleur) : un doom lourd, psychédélique malgré tout avec cet arrière-goût suranné des seventies bien tassées. On sent, on sait qu'ils ne se prennent pas au sérieux (non, franchement, ce n'est pas possible autrement !). The festival nous promène sous d'ombrageux massifs avec une (looongue) intro semi acoustique. Et puis BOOM ! Goddess of doom change la donne et nous entraîne dans un maëlstrom de riffs (enfin ! des riffs !) avant de retomber dans le marécage de la basse à Albert, pour repartir en apothéose finale. Et c'est là qu'on est étonné. Ce qui pourrait s'avérer assez ennuyeux (imaginez 12 minutes de notes jouées à un doigt), apparaît en fait comme une douce torture. On a envie d'aller jusqu'au bout et on est content quand c'est fini.
De même pour l'album proprement dit : Doomsower (qui dure moins de six minutes !) est un morceau tonitruant qui démontre que le révérend ne fait pas que des sermons lénifiants...
Ce qu'il y a de bien avec Reverend Bizarre c'est qu'ils n'ont fait que trois albums - fastoche pour avoir la discographie complète. Trois albums et la consécration dès le premier opus. Que voulez-vous que je vous dise ? Ca ne les a pas rendus plus riches.
"Doom what thou wilt !" August 13 Kick My Heart (6)Vous souvenez-vous du premier morceau de Nirvana que vous avez entendu ? J'ai beau me creuser la tête, je ne me souviens plus. En revanche, je me souviens que le passage de A-Ha à la révélation grunge des années 90 (n'en déplaise aux fans de Pearl Jam dont fait partie ma femme... Pas que je n'aime pas la bande à Eddie Vedder (qui a composé une magnifique B.O. pour Into The Wild), mais sa voix chevrotante me porte un peu sur le système... Et leurs mélodies sont bien trop complexes, à l'instar de Soundgarden, pour considérer le groupe comme grunge à mon sens. Ce n'est pas parce qu'on porte un jean troué qu'on est grunge ! C'est un état d'esprit, comme être gothique, pas seulement une question d'apparence. A l'écoute de Release par exemple, on est loin du discours de Come As You Are...) s'est passée durant mes années lycée, que je me suis mis à avoir les cheveux longs et gras (enfin, jusqu'en bas du cou, et gras, parce que long...), à porter une grosse chemise à carreaux rouges moche, des pompes énormes et trois poils au menton... Un copain m'avait copié Nevermind sur cassette avec comme pochette une femme nue sous la douche, déformée par le format K7... Peut-être que la révélation s'est faite en vacances alors qu'un copain avec qui je partageais des heures de jeux sur la Game Gear (souvenirs...) quand il faisait trop chaud pour aller à la mer, m'a fait écouter Incesticide. Cette compil' plus ou moins considérée comme bootleg contient deux-trois merveilles, dont Dive, Aneurysm et Big Long Now, une sorte de doom grunge. Il apporte aussi quelques morceaux très brouillons et bruyants (donc assez jouissifs) comme Hairspray Queen ou Mexican Seafood. Là, ça a été le déclic, et au final j'ai trouvé cet album un cran au-dessus du désormais classique Nevermind, car plus spontané. A l'inverse j'ai plongé corps et âme dans In Utero, dont le son ultra-rock et accompli mais loin d'être formatté (merci à Michael Stipe de R.E.M.).
Les chansons écrites par Kurdt Cobain sont parfois ponctuées de messages biographiques - About a girl parle de sa copine de l'époque, Serve The Servants annonce à son beau-père "I just want you to know that I don't hate you anymore"... Scentless Apprentice évoque Le parfum de Süskind, mais n'est-ce pas aussi la symbolique de l'incompris ? ("Like most babies smell like butter / His smell smells like no other...")
Bref, 14 ans après son décès, qu'est-ce qu'on lui trouve ? C'est ça le talent... The Goon - Tome IV (Vertus et petits meurtres)Si la première histoire est noire et emprunte de nostalgie (néanmoins grave et magnifique), on retombe bien vite dans le monde horrifico-absurde qui nous est cher (avec notamment une adaptation du Conte de Noël de Dickens). Sans spoiler outre mesure, on retrouve avec plaisir une débauche de robots, zombies (avec un nouveau personnage récurrent), et autres personnages atypiques au language plutôt vert (Et toujours pas Chinatown...)
La collection Delcourt est très bien faite : outre les recueils, il y a toujours un tas de bonus, des esquisses, des dessins d'autres auteurs en forme d'hommage, des histoires inédites, etc. Et Eric Powell ne se limite jamais à un style de dessin. Crayonné, trituré sous Photoshop, pleine couleur, en fonction de l'humeur ou de l'ambiance qu'il désire distiller, il utilise l'une ou l'autre technique, ce qui peut laisser perplexe les premiers temps mais qui, du coup, apporte une fraîcheur à ce qui sinon pourrait passer pour redondant.
On regrettera de ne point voir Busard dans ce recueil, mais rappelons-nous qu'il est six pieds sous terre à se morfondre sur son existence de goule condamnée à vivre et à se repaître de la chair des morts à cause du prêtre zombi, l'Homme Sans Nom (qui en a un mais qui est secret nous apprend le démon Evets dans le Tome I), maître de Lonely Street. August 12 Dix heuresEffectivement je ne suis pas à la page ! Je viens de découvrir DEEZER, un site où l'on peut écouter en ligne des tas et des tas et des tas de musiques même récentes ! Pourquoi acheter des disques alors ? Là je suis au taf j'ai oublié de remettre des piles dans ma radio, alors hop un coup de net et me voilà à écouter The Odd Couple de Gnarls Barkley, un truc de dingue. Et hier c'était The Hungry Saw des Tindersticks (et j'ai même pu me faire une idée de In The Future de Black Mountain dont je vous parlerai prochainement...).
Sincèrement, pourquoi se priver ? C'est gratuit, c'est légal, c'est beau et facile d'utilisation et il y a du choix ! August 11 21Après une rupture difficile, Lans et Adam partent de leur côté pour vivre une nouvelle vie... Les jours s’étirèrent en mois, les mois en années. L’enfant grandit, devant un garçon vif et éveillé ; Lans eut quelques amantes, des mères de passage pour Adam qui jamais ne posa de question sur celle qui l’avait enfanté. Il était suffisamment intelligent – de cette intelligence animale qui se rapprochait de l’instinct – pour sentir le tabou, ou peut-être le danger inhérent à ce sujet. Il profitait alors de ces présences féminines qui s’extasiaient de la blondeur de ses cheveux, du topaze de ses yeux. Ils passèrent plusieurs années au Nicaragua puis traversèrent l’Océan Pacifique pour rejoindre l’Equateur. La vie y était dure, et Lans travailla plusieurs années à élaguer les bananiers pour le plus gros producteur du pays, alors que son fils, alors âgé de neuf ans, grimpait aux arbres pour y couper les régimes et les faire descendre dans des paniers astucieusement manœuvrés par cordages. L’enfant devint un adolescent à la peau mate, dorée par le soleil, aux yeux translucides et à la chevelure couleur des blés mûrs ; Lans, lui, vit son visage se creuser de rides profondes sur sa peau cuivrée, où parfois, malgré lui, lorsque les nuits passaient, solitaires, une rivière amère et salée coulait. Adam était, lui aussi, taciturne. Malgré son charisme, il n’avait que peu d’amis, préférant la solitude et la contemplation des vagues s’échouant sur la rive plutôt que les plaisirs de la ville. Les jeunes équatoriens arpentaient les bars, karaokés et boîtes de nuit, noyant leur insouciance dans des cocktails aux couleurs chamarrées. Le jeune garçon et ses rares comparses préféraient un feu de plage où grillaient quelques poissons péchés du jour ou des brochettes achetées au boucher, et ils parlaient. Longuement, ils parlaient, de leurs espoirs, de leurs envies ; ils questionnaient surtout Adam, peu laconique, mais dont la tête était emplie de questions, sur son identité propre. Qui étaient ses parents ? Ils ne pouvait se résigner à demander à son père, car les réponses plus que leur absence l’effrayaient. Lans n’inscrivit pas son fils immédiatement à l’école. Il lui apprit d’abord à lire et à écrire, à compter, et tous les rudiments de culture générale qu’il gardait de son ancienne vie. Il transmit le goût de la lecture au jeune Adam, et bientôt leur modeste appartement fut envahi de livres de toutes sortes : biographies, romans d’aventure, essais philosophiques, contes et légendes des quatre coins du monde. L’enfant se passionnait pour l’Iliade et L’Odyssée et dessinait d’épiques combats entre un Ulysse et un Cyclope très stylisés. Les études n’étaient pas son fort, mais Lans redoubla d’énergie pour lui insuffler cette farouche volonté qui l’animait. Son fils aurait toutes ses chances. August 06 Ben oui, mais nonJ'avais le doute, mais il s'avère qu'effectivement Subway serait hors sujet dans l'anthologie Alice au pays des morts pour Babel, la Ghilde des Mondes. Du coup je me la garde pour mon prochain recueil, et je prépare une nouvelle nouvelle issue des tréfonds de mon sac à scripts ; une nouvelle appelée Stryges et qui sera plus dans le thème... Et promis, je n'oublie pas mon lectorat bloguesque et continuerait Caldeus Kreen, Domaine et Amor Fidelis. August 05 Bières (6)Parce que les bonnes habitudes ne se perdent pas, que l'airag et la vodka ne remplaceront pas la bière, j'ai goûté à la bière que l'on trouve en Mongolie : Tiger, Altaï, Chinggis, Birgoi (ou un truc du même acabit) et un bon gros sérieux de "Hops'n Malt", une bière servie dans un resto de la capitale, trop bonne.
Mais en revenant, il m'a fallu ma dose de belge ! La Saint-Monon "au goût évolutif" (qui est dit sur l'étiquette) : j'y ai pas trouvé le goût de miel qui y a dedans. Dommage. La Poiluchette par contre a du bon. Bien en bouche, avec un léger sucre qui adoucit l'amertume caractéristique des brunes (qui ne comptent pas pour des prunes), elle clôt bien cette semaine de reprise (bon d'accord j'ai repris le boulot vendredi). La Keizer Karel (Charles Quint in french) possède une amertume longue en bouche, très agréable. La brune de l'Abbaye des Rocs est légèrement tourbée et accompagne bien les venaisons, ou à défaut un poulet rôti.
La Carolus Hopsinjoor (une blonde, celle-là) m'aura laissé dubitatif. Je préfère l'Ambrée ou la Gold (la triple est trop sèche pour moi). Voilà une dégustation qui aura quelque peu atténué la nostalgie du retour ! August 01 ChoseBon, trois semaines de calme, méditation et bouddhisme, il me manquait ma dose de violence. C'est chose faite avec l'adaptation en jeu du film The Thing de Carpenter (excellent horror movie qui a bien vieilli), ou plutôt d'une suite : une expédition est menée pour trouver d'éventuels survivants ou du moins une explication. Mais voilà, la Chose est toujours là... Elle rôde, et qu'est-ce qui vous dit que Robert n'est pas infecté ? Le jeu est bien flippant, dans le blizzard et tout, mais quel dommage que la jouabilité ne soit pas au rendez-vous... On ne peut même pas sauter ! July 29 Mongolie (5) : Le retourNous voilà revenu la tête le coeur et les cartes SD pleines d'image, de sons, de saveurs et de souvenirs impérissables comme : les moustiques, les mouches, la marseillaise chantée le 14 juillet devant nos camarades mongols, les parties de cartes où tout le monde triche à qui mieux mieux, le Khorkhog, les pistes interminables, les champs d'édelweiss, les pieds de rhubarbe, les nuits en yourte, le montage des tentes... Le thé salé, les buuz, mais aussi les bouses, les jours sans se laver, les souris des steppes. Les photos suivront. July 04 Mongolie (4) : A Roissy aussi !...Et une couche de plus avec ces grêves ! Bon ben je vous laisse jusqu'à début août ,soyez sage, et comme on dit là-bas, vive les yacks ! July 02 Mongolie (3) : C'est la guerre !On me l'a dit ce matin et je n'y croyait pas alors je suis allé voir les infos. C'est pas vrai, ils ne nous laissent aucun répit ! Mais bon l'agence de voyage a dit que ça ne craignait rien, donc on y va quand même. Ils nous rajoutent simplement un gilet pare-balles dans les bagages. Ca tombe bien on avait de la place !
-- EDIT
Le titre est aussi un jeu de mots avec "ger", le mot mongol qui désigne la yourte, qui elle, est d'origine russe (ou bulgare, selon si elle est brassée ou non) June 30 And now for something completely differentCe n'est pas pour Lulu, mais pour Babel, la Ghilde des Mondes que je suis en train d'écrire Subway, une idée que j'avais mise de côté en 1998 après avoir vu un épisode des X-Men en dessins animés. Je vous le dis ? Non, ce sera la surprise. Simplement qu'en m'y attelant, je me suis dit "p'tain y z'ont refait le coup, il y a un film qui est sorti il y a pas longtemps et qui explore la même idée !" Sauf que là c'est moi qui écrit et donc comme d'hab, ça finit mal, sinon ça manquerait de réalisme.
Donc normalement, si cette histoire est retenue par le comité implacable de la Ghilde, Subway apparaîtra dans Alice au pays des morts, la première anthologie du collectif Babel. |
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