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Sex, Blog et Rock'n Roll

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Los Goutos

May 09

Domaine : maître en ces lieux

Ezechielle. Thanys. J’ai enduré leurs souffrances. J’ai senti leur sang se glacer, j’ai senti la sueur sourdre de leurs pores. J’ai hurlé quand elles hurlèrent. Il me les a prises ! De quel droit ! Ne suis-je point le seigneur ? Ne viole-t-il pas le traité en agissant de la sorte ? Quel est donc cet énergumène ? De quels droits s’arroge-t-il ? Il a pourtant vu les signes, il a vu les marques, il a été porté à sa connaissance les avertissements. Il connaît nos lois. Il devra subir le châtiment !

Pauvre, pauvre Lysandrine ! Qu’as-tu donc subi qui t’ai ainsi secoué ? Quels tourments peut-on lire dans tes yeux d’améthyste ? Elle a bu, elle a bu à sa source et désormais elle est hantée par ces visions qu’elle ne veut partager avec moi, avec son maître, la chère enfant ! A force de caresses et de cajoleries, j’ai pu m’abreuver de son sang, cette source carmin au goût de framboise que j’ai toujours préféré à celui de ses sœurs. Mais aujourd’hui, en cet instant où ses crocs se sont refermés sur cet ennemi non déclaré, au moment où elle s’étouffait dans la mare écarlate qui coulait du torse de l’autre, son sang si doux s’est transformé. Suri, âcre, un relent de fumée, et ce qui autrefois avait la couleur du rubis rappelait désormais ces sources purpurines et boueuses.

Quelles sensations lorsque son précieux fluide traversa ma trachée et envahit mon être ! Un frisson gigantesque me parcourut, suivi de visions horrifiques ; des corps mutilés, des cris, des pleurs, et une fuite éperdue dans l’obscure forêt de mon domaine, des arbres aux branches menaçantes griffant et lacérant la pauvre enfant ! Et dans ces stries veinant ses yeux lavande je vois le mal qui lui a été fait.

L’heure n’est plus aux lamentations désormais. La guerre est ouverte. Il a chassé sur mon territoire ! Il a transgressé nos règles séculaires ! Le conseil en sera avisé. En temps utiles. Pour l’heure, je vais accueillir comme il se doit mon hôte. Lui présenter les hommages dus à son rang.

Et il priera. Oui, il priera et maudira ce jour qui l’a fait franchir les frontières de mon domaine, d’avoir oser défier Hellsing !

May 08

Kick my heart (1)

Et la voilà, cette nouvelle rubrique toute chaude, et comme c'est la première je vous en donne pour votre argent dépensé sur votre forfait provider ;
Sur France Inter j'ai découvert Melody Gardot et Gnarls Barkley (qui, malgré son nom très growl et gruik, me fait penser à la pub pour Afflelou). Des artistes qui seront surement dans ma prochaine escapade fnacquesque (soit dit en passant, D'Profundis, le magasin de musique qui fait saigner les oreilles, a fermé, ou s'est téléporté dans une autre dimension. Faut dire que dans le 6e arrondissement, il faisait tâche un peu). Melody Gardot, c'est doux et âpre, un peu comme Jesse Sykes (merci piR) pour mes portugaises de néophyte. Gnarls, ça me fait penser un peu à du (ah mince j'ai son nom sur le bout de la langue - ce gros nounours black à la voix chaude et suave qui chantait "My love, my soul, my everything" ?).
Et puis nouveauté, The rip du dernier Portishead... brrr j'en ai des frissons dans le dos. Beth Gibbons reste Beth Gibbons, toujours sur le fil, à deux doigts des sanglots, et même si le reste de l'album fait penser à du Björk avec ces sons urbains, froids et cassants, on reste bien au-dessus de la majorité de ce que nous proposent les majors.
Dans ma vie d'avant, alors que j'écoutais du metal en public, j'avais été scotché par le premier morceau d'Uprising d'Entombed : Seeing Red. Démarrer un album avec un morceau aussi pêchu, qui donne envie de passer la 6e à fond avec les majeurs tendus, du Motörhead sous amphétamines, c'était une gageure, nécessitant que le reste de l'album soit à la hauteur. Et il l'est ! C'est d'ailleurs le premier skeud d'Entombed à être entré dans ma médiathèque. Pareil pour Doom#2 découvert via un sampler Hard'n Heavy. Premier coup de boule de Yob, qui m'a fait découvrir un autre doom : un doom avec une vraie rythmique, un effet dévastateur et un son très 70's. Rien à voir avec le doom primaire de Crowbar ou le funeral doom de Shape Of Dispair. Encore une autre page culturelle musicale tournée !

31 songs

de Nick Hornby.
 
Bon, ben c'est définitif je crois que je suis fan de sa littérature. Une petite tranche de vie, où l'homme se dévoile un peu (on apprend qu'il est divorcé et qu'il a un enfant autiste... Tiens il n'y aurait pas un rapprochement à faire avec un personnage de Vous descendez ? ?), et nous fait partager sa passion de la musique, avec le ton d'un adolescent pris en flag de masturbation (tiens, il n'y aurait pas un rapprochement à faire avec Rob de Hi Fidelity ?). Bon, tous les titres et artistes ne sont pas forcément connus de nos oreilles (Teenage Fan Club ?) et il n'y a pas que des nouveautés, mais il avoue avec une franchise toute bête et intime le pourquoi de ces titres, et l'influence sur les moments de sa vie.
 
Alors j'ai décidé de ne pas être en reste et je vais rajouter de nouveaux p'tits billets dans la catégorie Musique, en vous parlant de titres qui m'ont bouleversés, touchés, énervés, bref remués les tripes ou les méninges.
May 06

Bières (4)

Votre honneur, je suis innocent. J'étais tranquillement en train de déambuler dans les rues de Lyon quand j'entends une musique douce à l'oreille : force violons et synthétiseurs rappelant la mélodie d'un bête Hoven en herbe, de peu suivie par des hurlements de truie qu'on égorge, ou pour le moins que l'on maltraite à l'aide d'orties fraîches. Mon esprit chevaleresque ne fit qu'un tour et j'entrais donc dans cette antre nommée Les fleurs du malt, où j'y retrouvais le tavernier (un nounours avec queue de cheval) entouré d'autres falanquins de son espèce (T-Shirt Marduk et airs patibulaires, mais presque, mais bon, ils disent bonjour, et avec le sourire, et de nos jours ça se perd ma bonne dame), ainsi que d'une accorte mais néanmoins mystérieuse demoiselle en robe carmine printanière et mitaines turquoises de pied (vous savez, ces trucs qu'on voit dans "Fame"). Bref, à l'odeur alléché, je me laisse tenter par une horrible Rodenbach Grand Cru (soit elle était passée, soit elle est vraiment horrible : un goût de vinaigre !), vite oubliée grâce à l'inégalable Carolus classic (que je conseille bien plus que la triple ou la ambrée - note de moi ils font iech, ils ont changé les étiquettes, je vais devoir en reprendre ;)), et une sympathique Fruit défendu. Belgian powa !
May 05

The Goon - Tome III (Tas de ruines)

...Et toujours rien sur Chinatown (sauf qu'il est question d'une femme). Et de femmes parlons-en, car au-delà du grand délire zombiesque et absurdo-gore, il y a de l'émotion. On découvre un Goon torturé par les belles femmes (cette rhaaa-lovely damoiselle qui fait penser à Jessica Rabbit, ou cette femme vampire éthérée, entre Vampirella et une glace vanille avec noix de macadamia), on prend pitié du Busard increvable rongé par le remords. Puis on tourne la page et on se bidonne en lisant la fausse pub sur le kit de lobotomie amusante. Ca c'est l'esprit Goon.
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